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RÉVISION DU STATUT PARTICULIER : Le MEN reprend ses rencontres avec les syndicats aujourd’hui

Après avoir marqué une pause, le ministère de l’Éducation nationale annonce la reprise des rencontres avec ses partenaires sociaux afin de poursuivre l’opération de révision du statut particulier des fonctionnaires du secteur entamée en avril 2022.

Ainsi les responsables du MEN devraient se réunir aujourd’hui avec les syndicats qui représentent les corps spécifiques du secteur afin de rouvrir le dossier de leur statut particulier qui est, faut-il le noter, un point de discorde entre les syndicats eux-mêmes poussant plusieurs d’entre eux à quitter carrément la commission technique chargée du dossier. Selon le Men la rencontre d’aujourd’hui verra la participation de 28 syndicats et ce en vue d’avancer sur le dossier notamment après la stagnation des négociations après la décision prise par le gouvernement d’aller vers la révision du statut particulier de la fonction publique.

Le SATEF maintient le boycott
À l’instar du Cnapest, du Snapest et des conseillers et adjoints de l’éducation, le syndicat du Satef maintient sa décision de boycott de ces rencontres de concertation autour de la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation entamées le mois d’avril 2022. Contacté hier, le secrétaire général du Satef, Boualem Amoura, a précisé que son syndicat n’a d’ailleurs participé à aucune de ces réunions bilatérales. « Nous avons assisté à une seule réunion qui portait sur l’élaboration du règlement intérieur lors de laquelle le ministre s’était engagé à la publication dans le journal officiel de la décision de création de la commission technique chargée de la révision du statut », a-t-il révélé, avant de regretter le fait que cette publication n’ait pas été faite finalement.
Pour Amoura, ces réunions sont donc «officieuses» et « non sérieuses » parce qu’elles ne revêtent pas un caractère officiel, argue-t-il. Parmi les raisons qui ont poussé le Satef à boycotter ces rencontres, Amoura cite également le fait que le MEN ait demandé aux syndicats d’élaborer eux mêmes l’avant-projet du statut particulier alors que c’est lui qui devrait s’en occuper. « Ce n’est pas notre rôle, notre rôle c’est d’amender cet avant-projet», a-t-il insisté. Dans le même contexte, il a évoqué la révision de l’ordonnance 06-03 du statut général de la fonction publique qui chapeaute tous les statuts de tous les secteurs. Selon Amoura, si le statut particulier de l’éducation venait à être révisé et qu’il soit au final incompatible avec le statut général de la fonction publique, cela voudra dire que tout le travail fait sera annulé. Pour conclure Amoura se dit convaincu que la révision du statut particulier ne réglera pas le problème de l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs. « Je le dis encore une fois, ce n’est pas la solution adéquate», a-t-il insisté.
Ania Nch