RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES

RÉFÉRENDUM DU 1ER NOVEMBRE : L’Anie fixe les règles de la campagne de sensibilisation

L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a fixé les règles de la campagne de sensibilisation en prévision du référendum sur la révision, conformément aux critères mis en place par cette instance et à la législation et l’organisation en vigueur, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

L’opération de sensibilisation en matière d’élection et la diffusion de la culture électorale figurent parmi les prérogatives de l’ANIE, a-t-elle précisé dans le même texte. Suite à quoi, le président de cette instance en charge de l’organisation des élections du début jusqu’à l’annonce des résultats, a rendu publique, lundi, une décision traçant les règles de la campagne pour le projet constitutionnel, dont le référendum est fixé à la date du 1er novembre. Ainsi, selon cet arrêté, sont autorisés à mener campagne, qui s’étalera du 7 octobre au 28 du même mois, les membres du gouvernement qui doivent transmettre, au préalable le programme de la campagne électorale au président de l’ANIE; soit à Mohamed Charfi. Les partis politiques disposant d’un groupe parlementaire au niveau des deux chambres du Parlement, ou de dix (10) sièges entre les deux chambres du Parlement ou des sièges au sein des Assemblées populaires locales dans au moins 25 wilayas. Les associations qui ont une représentation nationale et locale dans au moins 25 wilayas sont également éligibles à animer campagne, de même que des personnalités nationales. Elles (association-personnalité) doivent à priori, présenter à l’ANIE une demande avec documents justificatifs et d’un résumé sur les axes d’intervention et ce dans un délai de 5 jours au moins avant le lancement de la campagne électorale », souligne le communiqué. L’ANIE procédera par la suite, ajoute le texte, en coordination avec l’ARAV à la définition du temps de parole  réservé aux intervenants dans les médias audiovisuels publics.
Outre les modalités de publicité prévues par la loi organique relative au régime électoral, « la campagne électorale peut-être menée dans le cadre de la consultation référendaire sur la révision constitutionnelle par voie d’affichage, de distribution de dépliants, de correspondances et de tous les moyens écrits ou électroniques », précise-t-on encore de même source. Les espaces réservés à la publicité sont définis par arrêté du coordinateur du délégué de wilaya de l’ANIE, tandis qu’à l’étranger l’affichage se fait aux sièges des représentations diplomatiques et consulaires ». « L’opération de sensibilisation et la campagne électorale, qu’il s’agisse de médias audiovisuels ou par affichage, les moyens écrits ou électroniques sont soumis à une habilitation préalable de l’ANIE étant chargée exclusivement de la préparation, l’organisation, la gestion et la supervision des élections et des référendums. À ce titre, tous les intervenants de la campagne électorale sont tenus de respecter les dispositions législatives et réglementaires en vigueur » a rappelé l’autorité de Charfi. Samedi, l’instance de Mohamed Charfi a mis en avant, dans le cadre des préparatifs pour le référendum sur la Constitution, l’impératif de « respecter rigoureusement les consignes et recommandations fournies exclusivement par l’Autorité en matière d’organisation et de préparation » pour assurer le bon déroulement du processus référendaire. L’Anie devrait également, rappelle-t-on, veiller au respect du protocole sanitaire adopté pour éviter la propagation du coronavirus lors de ce vote ou le nombre d’électeurs s’élève à environ 23 millions, selon les derniers chiffres avancés par l’Anie après la révision des listes électorales. Il faut rappeler, qu’une réunion de deux (2) s’est tenue entre les secrétaires généraux du gouvernement et des conseils en droit pour encadrer la campagne électorale. Les décisions qui en découleront devraient entre communiquées au plus-tard, aujourd’hui, en fin de journée. Par ailleurs, le responsable de la communication et membre du bureau national de l’ANIE, Ali Draâ a coupé court à certaines rumeurs faisant état de l’ajout de la langue française pour quatre wilayas à savoir, Alger, Bouira, Tizi-Ouzou et Béjaïa, dans l’opération de sensibilisation via affichage, en plus des deux langues nationales (L’Arabe et Tamazight). Qualifiant cette information d’illogique Ali Draa a assuré qu’aucune instruction n’a été donnée dans ce sens par quiconque, précisant que l’Anie travaille selon les modalités de publicité prévues par la loi organique relative au régime électoral. « La loi est générale et n’est pas sélective, alors je ne vois pas comment il peut y avoir des instructions sélectives qui concerneront uniquement quatre wilayas, c’est des informations mensongères, qui visent à nuire à l’image de notre autorité », a-t-il affirmé, cité par le site d’information La PatrieNews.
Brahim Oubellil