Accueil ACTUALITÉ RAMADHAN ET SÉCURITÉ ROUTIÈRE : Entre conscience, spiritualité et responsabilité 

RAMADHAN ET SÉCURITÉ ROUTIÈRE : Entre conscience, spiritualité et responsabilité 

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À chaque mois de Ramadhan, un nouveau rythme s’installe dans la société, les horaires de travail changent, tout comme les habitudes de la circulation routière. Le début de la journée semble calme, presque vide, puis progressivement, la circulation augmente au milieu de la journée. Cependant, ce qu’il faut surtout mettre en lumière, ce sont les heures de fin de journée, juste avant la rupture du jeûne. C’est à ce moment-là que le danger s’intensifie. La précipitation pour arriver plus tôt à la maison et rompre le jeûne en famille pousse certains conducteurs à l’excès de vitesse et à des comportements imprudents. En effet, cette période de l’année cause souvent la hausse des accidents de la route. La fatigue, la faim, la soif et le stress réduisent la concentration et augmentent les risques et le danger d’accident semble multiplié. En cette première semaine du mois sacré, on remarque une circulation qui n’a pas changé par rapport aux années précédentes, une vitesse dangereusement rapide pour une simple raison, arrivée à l’heure. Alors que ce mois béni repose sur la sérénité, la patience et la stabilité de l’esprit, ce phénomène a malheureusement donné à Ramadhan une ambiance de peur et de tension sur les routes. Malgré le fait qu’il existe des personnes responsables et respectueuses, d’autres restent encore dans le déni et l’ignorance des dangers.

«Non aux accidents de la route»

Pour minimiser les pertes humaines sur les routes, une campagne nationale de sensibilisation et de prévention des accidents de la route a été lancée par la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), sous le slogan « Ramadhan nous unit…Non aux accidents de la route qui nous divisent ». L’objectif de cette campagne, qui intervient en application des instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, est de relever le niveau de conscience quant aux dangers des accidents durant le mois du jeûne. Elle souligne aussi l’importance de se conformer au code de la route pour préserver la sécurité des usagers de la voie publique. Dans ce cadre, les délégations de wilaya à la sécurité routière, à travers les différentes wilayas ont organisé des sorties de terrain de proximité ayant ciblé les différents axes routiers, les espaces publics, les stations de transport des voyageurs et les stations de service, en coordination avec les services sécuritaires et les différents partenaires parmi les instances, institutions et acteurs de la société civile activant dans le domaine de la sécurité routière. 

Pour plus de sensibilisation, des dépliants ont été distribués et des conseils pratiques prodigués aux conducteurs sur les principes d’une conduite sûre, notamment durant les heures de jeûne, recommandant d’éviter l’excès de vitesse et la conduite en état de fatigue et d’épuisement, et de respecter la distance de sécurité. De son côté, la Direction générale de la Protection civile a également lancé son appel à la vigilance face à la hausse des accidents de la route et des accidents domestiques en ce mois sacré. Elle a insisté sur le respect du code de la route, la prudence au volant et les mesures de sécurité à la maison, et rappelle de contacter le « 14 » ou le « 1021 » en cas d’urgence. 

Pour rappel, la Protection civile a enregistré durant le Ramadhan de l’année dernière, 4 450 accidents, causant 161 décès et 6 383 blessés. Les wilayas les plus touchées ont été Tamanrasset, Alger et Boumerdès. Pour cela, chaque conducteur doit garder à l’esprit qu’arriver quelques minutes en retard n’est pas un drame. Ne pas être présent exactement à l’heure de la rupture du jeûne n’est pas non plus le plus grave. Le plus douloureux, c’est de ne plus jamais rentrer chez soi.

L. Z.

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