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3 mars 2024
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ÉCONOMIE

Qu’est-ce qui peut attirer nos émigrés vers le pays ?

Qu’est-ce qui peut attirer aujourd’hui les émigrés algériens vers leur pays ? Est-ce que les mesures prises par le gouvernement sont suffisantes pour les convaincre à revenir soit en touristes soit en investisseurs ? Ce sont autant de questions qui reviennent à chaque approche de la saison estivale. En fait, cette problématique devrait faire l’objet de débat tout au long de l’année, sachant que ces dernières années ils sont plusieurs immigrés algériens qui cherchent par tous les moyens à regagner leur pays que ce soit pour passer des vacances ou pour réaliser un projet. Ces vœux ne passent plus inaperçus vu le nombre de mesures de facilitation qu’a entrepris ces derniers temps le gouvernement afin d’attirer cette catégorie de citoyens. Mais, faut-il encore y croire jusqu’au bout, car il faut d’abord, selon les experts, mériter la confiance des uns et des autres. Avant de répondre à toutes ces questions, il faudrait d’abord savoir pourquoi autant de personnes sont parties et pour quelles raisons elles hésitent à rentrer définitivement au pays.
La question se pose avec acuité surtout lorsqu’on sait que le souhait fondamental des émigrés étant de les écouter et capter, si possible, la matière grise algérienne installée un peu partout dans le monde. C’est là toute la problématique qui préoccupe notre communauté à l’étranger et les difficultés rencontrées par les autorités pour attirer plus d’Algériens installés à l’étranger à venir participer activement au développement économique et social du pays. Pourtant, le gouvernement le sait très bien. Les cadres algériens et les émigrés touristes peuvent apporter beaucoup au pays tout en demeurant à l’étranger. On reproche souvent la bureaucratie et l’absence de la disparition de l’échelle des valeurs sociales qui sont pour beaucoup dans la fuite des cerveaux. Le discours est, certes, le même depuis des années, mais concrètement, qu’a-t-on fait pour susciter l’adhésion des quelque 7 millions d’Algériens résidant à l’étranger aux efforts de développement consentis pour faire de l’Algérie un pays émergent ?
Pour les cadres algériens établis à l’étranger, le gouvernement a instauré des mesures qui leur facilitent la réalisation de leur projet d’investissement à savoir entre autres la réduction des papiers qui composent le dossier et de leur assurer le foncier à des prix raisonnables. Pour les émigrés voulant passer leur vacances en Algérie, les mesures concernent, depuis quelques années la baisse des prix des billets d’avion et de bateau durant la saison estivale. D’ailleurs, c’est le problème crucial soulevé par ces derniers et c’est l’une des mesures préconisées à l’issue du dernier Conseil interministériel. Amar Ghoul, ministre des Transports, devrait engager avec les responsables des compagnies nationales de transport maritime et aérien « des actions concrètes pour faire baisser d’une manière significative les tarifs des billets de transports durant cette saison estivale », « promouvoir le respect des horaires des vols et veiller à assurer l’intermodalité des différents transports ». Maintenant, il s’agit de savoir si les compagnies aériennes vont jouer le jeu et surtout en échange de quelles contreparties. Mais faut-il encore que ces mesures soient appliquées et durer dans le temps.
I. B.

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1 commentaire

rachida 5 juin 2014 at 9 h 32 min

la cherté, trouvant les prix exorbitants, les réservations du retour, les hôtel trop chères, des lieux pour décompresser, le transport. Avec 300 euro ils se permettront un hôtel de luxe plus nourriture chez nos voisins, ou en Espagne. La propreté. Il faudrait améliorer les repas, les ongles, les tenues, le sourire, non pas adi wala khali, ils rencontrent souvent de tels répliques, donc essaies de donner des formations, contrôler les frigidaires qui sont éteints la nuit. Ce n’est pas énorme, il suffit d’une volonté, j’ai oublié écouter de la musique, c’est pas dur, quelque cours, payez bien votre service, vous verrez qu’ils feront attention pour ne pas perdre leurs boulots, ça donnera un bon résultat. Sinon notre pays est mirifique. De petites auberges, pourquoi pas aussi de petits restaurants de tous les pays, vous verrez, on réussira, une manière efficace de laisser notre pètrole pour de graves crises. 🙂

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