Colza

PRODUCTION DE L’HUILE DE COLZA : Le Gouvernement maintient le projet 

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni s’est exprimé, hier, à propos de ce qui s’apparente à l’affaire du projet « huile de colza » dont le dossier semble trainer. Il affirme à ce propos que le secteur attend les résultats de la commission d’enquête qui travaille sur cette affaire au niveau de toutes les wilayas. Se voulant rassurant à ce sujet, Abdelhafid Henni affirme que le Gouvernement « n’abandonnera pas le projet ».
Aussi, et lors de la réunion nationale des coopératives des céréales et légumes secs, tenue hier au siège de l’Union des coopératives des céréales d’Alger, à Hussein Dey, le ministre a exclu la possibilité de semences frauduleuses, expliquant que « lorsque les semences entrent au niveau du ministère, elles sont soumises à des analyses au niveau du laboratoire ». Soulignant à ce propos « qu’il y a des difficultés en ce qui concerne le processus technique et le climat pour certaines wilayas », mais ajoute-t-il- « il y a des procédures à prendre pour trouver les solutions nécessaires ». Hani a également souligné que le secteur n’abandonnera pas le colza, ajoutant que le programme semencier algérien nécessite « plus de 3 ans pour que nous ayons le label national ».
Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture a renouvelé le soutien de son secteur aux producteurs d’huile de colza, «aujourd’hui, il existe des mesures pour faciliter les choses pour les producteurs de cette substance, mais nous ne l’abandonnerons pas » s’engage-t-il. Poursuivant « nous avons des contrats avec des transformateurs privés, et la solution finale au problème d’huile de colza sera bientôt trouvée ». Concernant les perspectives d’avenir, le ministre de l’Agriculture a déclaré :
« Nous avons des programmes pour étendre les superficies utilisées pour la production céréalière, en particulier dans les régions du sud du pays ». « C’est un objectif primordial dans le cadre du programme de développement de cette division très importante pour le secteur ». Le ministre a prévenu en outre du risque des incendies : « Il faut noter que l’Algérie traverse une étape très sensible, notamment en ce qui concerne la protection du produit face aux températures élevées ».conclut-t-il.
Sarah O.