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PRÉVENTION ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : Les inspecteurs du travail en formation

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, a présidé par visioconférence, l’ouverture des travaux d’une session de formation, destinée aux inspecteurs du travail, dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, organisée en coordination avec la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), a indiqué un communiqué du ministère. S’exprimant à cette occasion, Saïhi a expliqué que l’organisation de cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour la « consécration des principes d’intégrité et de transparence, la moralisation des services publics, et l’instauration d’une administration moderne, efficace et proche du citoyen ».

Des réformes pour renforcer la transparence 

Après avoir rappelé que l’État algérien a œuvré, ces dernières années, à la consolidation de son système juridique et institutionnel, à travers une série de réformes et de mécanismes visant à renforcer la transparence, la redevabilité et la protection des deniers publics, Saïhi a souligné que « ces efforts ont été couronnés par la sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), constituant ainsi une reconnaissance internationale de l’efficacité des mesures mises en place par l’État en matière de prévention et de lutte contre la corruption, et de renforcement du système de contrôle et de conformité ». Cette réalisation reflète « la forte volonté politique de l’État et la mobilisation collective des différentes institutions nationales », mais aussi « les progrès accomplis par l’Algérie dans le domaine de la bonne gouvernance et du renforcement de la confiance envers ses institutions ». La prévention de la corruption « ne relève pas de la responsabilité d’une seule autorité ou d’un seul secteur, mais c’est une responsabilité collective qui requiert la contribution de l’ensemble des acteurs », a-t-il estimé, insistant sur « le rôle pivot joué par l’inspecteur du travail, en tant que représentant de l’autorité de l’État sur le terrain et garant du respect de la législation et de la réglementation relatives au travail, à la sécurité sociale et à la protection des droits des travailleurs et des entreprises ». À ce titre, le ministre a appelé cette catégorie à « faire preuve du plus haut degré de vigilance et d’impartialité, et au respect de l’éthique professionnelle et des règles de déontologie, de manière à renforcer la confiance dans le service public et à contribuer à l’ancrage de la culture de la transparence dans le monde du travail », selon la même source. Par ailleurs, le ministre a salué le « rôle central » de la HATPLC dans l’accompagnement du secteur en matière de formation, constituant ainsi « un apport qualitatif à même de renforcer la performance de terrain des inspecteurs de travail et d’ancrer la culture de l’intégrité et de la prévention de la corruption, avec des retombées positives sur la transparence et l’efficacité de la gestion du service public ».

La HATPLC salue une dynamique de bonne gouvernance 

De son côté, la présidente de la HATPLC, Salima Mousserati, a souligné que cette initiative « reflète une prise de conscience institutionnelle de l’importance de la prévention de la corruption en tant que mécanisme essentiel de protection du service public et de renforcement de la confiance dans les institutions ». Elle a également salué « l’adhésion du ministère aux différentes initiatives nationales visant à renforcer l’intégrité et la bonne gouvernance, notamment à travers sa contribution à la mise en œuvre de l’indice d’intégrité et au renforcement de la culture de prévention au sein de ses structures administratives ». Dans le même contexte, Mme Mousserati a indiqué que « le retrait de l’Algérie de la liste grise du GAFI est le couronnement des profondes réformes engagées par l’État au cours des dernières années, et le résultat direct de la conjugaison des efforts des différentes institutions et instances nationales pour adapter le système national aux normes internationales relatives à la transparence, à l’intégrité, et à la lutte contre la corruption », a conclu le communiqué.

L. Zeggane 

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