Handicapés

Pension d’handicapé : Plus de 10 000 personnes aux besoins spécifiques en bénéficient à Blida

Plus de 10.000 personnes aux besoins spécifiques, sur les 34.372 recensées dans la wilaya de Blida, bénéficient de la pension mensuelle affectée par l’Etat à cette catégorie sociale, a-t-on appris, samedi dernier, auprès de la direction de l’action sociale de la wilaya.

«Sur les 34.372 personnes aux besoins spécifiques recensées dans la wilaya de Blida, plus de 10.000 bénéficient d’une pension mensuelle de 4000 da», a indiqué, à l’APS, un responsable de la direction de l’action sociale, en marge d’une cérémonie organisée par l’association nationale de la société civile pour la promotion de la citoyenneté, en collaboration avec l’association «Adhouaà» de Blida, ajoutant que que les portes de la direction de l’action sociale «sont ouvertes tout au long de l’année pour toute personne relevant de cette catégorie désirant bénéficier de cette pension, ou d’une prise en charge». Durant cette cérémonie, organisée dans le cadre de la célébration de la journée nationale des personnes aux besoins spécifiques, il a été procédé à la distribution de 60 chaises roulantes à des handicapés moteurs.
«Une grande part des activités de notre association est consacrée à cette catégorie sociale aux besoins spécifiques, nécessitant un soutien tant de la part des autorités locales que de la société civile», a déclaré Aïcha Taskadirt, membre de l’association nationale de la société civile pour la promotion de la citoyenneté.
Elle a signalé l’organisation programmée prochainement à leur profit «de sessions de formation et d’activités culturelles».
«Le nombre d’handicapés est en hausse constante dans notre pays», a-t-elle, en outre, ajouté, citant principalement en cause, «la croissance démographique et le facteur héréditaire», mais surtout, «les accidents de la circulation à l’origine d’un grand nombre d’handicaps en tous genres», a-t-elle déploré.
Quant à Aïcha Malika Toumi, présidente de l’association «Adhouaà» de Blida, elle a souligné le besoin des personnes aux besoins spécifiques «pour une prise en charge de tous les jours». «Cette initiative vise à apporter un peu de joie dans le cœur de ces personnes», a-t-elle précisé.
En marge de cette cérémonie, de nombreuses personnes relevant de cette catégorie sociale ont exprimé à l’APS leur besoin pour «davantage d’intérêt (au plan matériel et moral) de la part des pouvoirs publics», outre un relèvement de la pension de 4000 da qui leur est destinée, qui ne «couvre pas le moindre de nos besoins», ont-ils assuré.
Menadi Yamina (une polyhandicapée) a relevé, outre l’indigence de cette pension de 4000 da, les problèmes de transport rencontrés pour aller chez le médecin ou à l’hôpital, car «nous ne pouvons pas prendre le bus, et sommes obligés de louer des taxis pour des sommes exorbitantes, pour nous», a-t-elle soutenu.
Néanmoins, Mme. Menadi s’est félicitée de ce type d’initiative (cérémonie) «dont nous avons grand besoin, pour sentir l’intérêt de la société pour nous», a-t-elle dit. Sur place, Mme Kehoul Fouzia, mère-adoptive d’un enfant de 11 ans (handicapé mental et moteur de naissance) s’est plainte du fait que cette enfant adopté «n’a même pas droit à cet pension de 4000 da», plaidant «pour une révision des lois relatives à cette catégorie sociale, de façon à leur ouvrir droit aux mêmes avantages accordés aux autres personnes aux besoins spécifiques».