Les associations de la diaspora algérienne établies en France ont publié un communiqué commun appelant à la vigilance et à la défense de l’unité nationale, face à ce qu’elles qualifient de «campagnes hostiles» visant l’Algérie et sa souveraineté.
Dans leur déclaration, rendue publique à l’issue d’une rencontre tenue le 14 décembre 2025, les signataires alertent sur la multiplication d’attaques médiatiques et politiques cherchant, selon eux, à fragiliser la stabilité du pays et à porter atteinte à son image sur la scène internationale. Ils soulignent que ces initiatives malveillantes ne reflètent en aucun cas la volonté du peuple algérien, mais relèvent essentiellement de dynamiques extérieures, souvent relayées depuis l’étranger. Les associations insistent sur la nécessité d’un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, estimant que la défense de la souveraineté nationale dépasse le simple registre symbolique.
« Défendre l’Algérie, c’est défendre une dignité, une mémoire historique et un destin commun forgés dans la lutte et le sacrifice », affirment-elles, rappelant les fondements historiques de l’État algérien issus de la guerre de Libération.
Le communiqué revient également sur la classification, par les autorités algériennes, du mouvement dit MAK comme organisation terroriste.
Les associations de la diaspora rappellent que ce groupe est considéré comme une menace directe à l’unité nationale et à la souveraineté de l’État, et qu’il ne dispose, selon elles, ni de légitimité populaire ni d’ancrage réel au sein de la société algérienne. Elles estiment qu’il s’agit d’un instrument marginal utilisé dans des stratégies de pression extérieures contre l’Algérie. Dans ce contexte, les signataires tiennent à souligner que la Kabylie demeure, selon eux, profondément attachée à l’unité nationale. Ils rejettent toute tentative d’instrumentalisation de cette région et rappellent son rôle historique central dans la construction de l’État algérien. La rencontre du 14 décembre 2025 a été, selon le communiqué, l’occasion de réaffirmer l’adhésion aux valeurs du 1er Novembre 1954 et à l’idéal d’une Algérie « une et indivisible », porté par des figures emblématiques de la Révolution telles qu’Abane Ramdane, Krim Belkacem ou le colonel Amirouche.
Les associations de la diaspora expriment par ailleurs leur préoccupation face au fait qu’un mouvement classé terroriste par l’Algérie puisse, selon elles, opérer depuis le territoire français. Elles estiment qu’une telle situation soulève des interrogations quant à la cohérence des principes de coopération, de respect mutuel et de lutte contre le terrorisme qui devraient régir les relations entre États.
Enfin, la communauté nationale établie à l’étranger se définit comme un acteur pleinement conscient des enjeux actuels, refusant toute posture de neutralité ou d’indifférence. Elle se présente comme un « rempart vigilant » en faveur de la souveraineté, de la mémoire nationale et de la dignité de l’Algérie, partout dans le monde.
Le communiqué se conclut par un message sans équivoque : « L’Algérie ne se divise pas, ne se manipule pas et ne se fragilise pas », réaffirmant la conviction que le pays demeure fort de son histoire, de son unité et de la conscience de son peuple.
M. Seghilani














































