
Dans une interview récente, Salah Bouchekriou, qui vient de diriger l’équipe nationale lors du dernier championnat d’Afrique de handball, a fait le point sur son passage à la tête des Verts, en évoquant à la fois les succès, les défis et les enseignements tirés de cette expérience.
« À mon arrivée, j’avais trois objectifs majeurs », explique Bouchekriou « Le premier était de qualifier l’équipe pour la Coupe du Monde, un objectif que nous avons atteint avec succès. Le deuxième concernait le renouvellement du groupe, en donnant leur chance à de jeunes joueurs prometteurs. Et enfin, le troisième objectif était de viser la finale du tournoi, un rêve que nous n’avons pas pu réaliser. »
Si le sélectionneur se dit satisfait des deux premiers objectifs, il reconnaît que le troisième est resté hors de portée. Selon lui, les raisons ne relèvent pas de choix tactiques ou d’une préparation insuffisante, mais plutôt de certaines erreurs individuelles sur le terrain. « Il est inconcevable qu’un entraîneur doive intervenir pour marquer à la place de ses joueurs », confie-t-il, illustrant ainsi sa frustration face à certaines occasions manquées.
Pour autant, Bouchekriou insiste sur les acquis de son mandat. La qualification pour la Coupe du Monde, souligne-t-il, constitue une réussite majeure qui permet de maintenir l’Algérie sur la scène internationale. Par ailleurs, l’intégration de jeunes talents ouvre des perspectives encourageantes pour l’avenir de l’équipe. « Nous avons semé des graines qui, je l’espère, porteront leurs fruits lors des prochaines compétitions », affirme-t-il avec optimisme.
Enfin, Bouchekriou, qui a annoncé la fin de sa mission avec l’équipe nationale, livre une réflexion sur la gestion d’une équipe nationale. Selon lui, le rôle de l’entraîneur ne se limite pas à élaborer des stratégies ou à choisir des compositions. Il s’agit également de créer un état d’esprit collectif, d’encourager la discipline et la responsabilité individuelle. « Chaque joueur doit comprendre que ses erreurs ont un impact direct sur l’ensemble du groupe », insiste-t-il.
Bouchekriou quitte son poste avec la conviction d’avoir contribué au renouveau de l’équipe nationale, tout en laissant aux prochains sélectionneurs une base solide pour construire l’avenir. Pour lui, l’essentiel est que le travail accompli permette aux Verts de continuer à briller sur la scène internationale.
H. S.









































