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MAROC : Grève nationale contre la loi sur l’enseignement supérieur

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Le Syndicat national de l’enseignement supérieur, organisation la plus représentative des enseignants universitaires au Maroc, a annoncé une grève nationale dans l’ensemble des établissements universitaires les 3, 4 et 5 février en cours. Cette décision intervient après l’adoption par la Chambre des conseillers du projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, sans prise en compte des revendications syndicales. Dans un communiqué, le Bureau national du syndicat a dénoncé l’absence d’une véritable approche participative dans l’élaboration du texte législatif, estimant que le projet est « défectueux tant sur la forme que sur le fond ». Il a rappelé que la commission administrative du syndicat avait, dès le 14 septembre dernier, appelé à suspendre la procédure d’adoption du projet et à le soumettre à un dialogue approfondi avec les représentants des enseignants. Le syndicat a précisé que la grève se traduira par la suspension de toutes les activités pédagogiques, des travaux pratiques, des activités scientifiques ainsi que des réunions au sein des universités et centres de recherche, à l’exception des examens et des manifestations scientifiques déjà programmées. De son côté, Youssef Al-Kouari, vice-secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, a indiqué que le gouvernement avait poursuivi son processus d’adoption du projet de loi sans tenir compte des principes de concertation. Il a souligné que la commission administrative avait donné mandat au Bureau national pour décider des formes de protestation jugées nécessaires. Les responsables syndicaux estiment que ces actions constituent une pression anticipative afin d’éviter l’adoption de textes réglementaires jugés plus contraignants après la promulgation définitive de la loi. Ils affirment toutefois leur volonté de préserver les droits des étudiants tout en défendant leurs intérêts professionnels. Par ailleurs, le syndicat a également critiqué la politique du ministère de l’Éducation nationale concernant les centres régionaux de formation des cadres, dénonçant des dysfonctionnements dans la gestion des carrières et l’organisation des concours. Il a appelé à une autre grève nationale dans les établissements relevant du secteur de l’éducation le 22 janvier dernier, pour protester contre ces mesures.

M. S.

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