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MALGRE UN RICHE PATRIMOINE ET UNE BEAUTÉ DES LIEUX : Le tourisme à la traine à Constantine

La situation du tourisme et des sites archéologiques disséminés au niveau de la wilaya reste peu reluisante et nécessite une redynamisation harmonieuse en vue de booster ce secteur, car il serait illusoire de parler de tourisme dans la wilaya sans omettre de mettre en exergue l’histoire et le patrimoine archéologique de la ville de Constantine qui a été classée comme site touristique par l’ordonnance du 31 janvier 1974, compte tenu de son emplacement sur un Rocher, et qui constitue une curiosité unique au monde.

De ce fait, Constantine, une cité millénaire est considérée comme un pôle touristique par excellence dans divers domaines, à savoir ses coutumes et traditions, son riche patrimoine archéologique ,vestige des différentes civilisations qui se sont succédées au niveau de la région. C’est dans ce prolongement que les responsables en charge de ce volet doivent réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour redynamiser ce secteur afin qu’il puisse contribuer au développement économique de la wilaya pour peu qu’il soit réhabilité et valorisé afin que la ville retrouve sa place d’antan et redevienne une destination privilégiée pour les touristes locaux ou étrangers. Cela dit, et malgré les nombreux sites archéologiques qui existent au niveau de la wilaya, force est d’admettre que beaucoup reste à faire en matière de réhabilitation de ce patrimoine, à l’image de l’ancienne ville Romaine de Tiddis appelée aussi « kastala » et qui s’apparente à une cité garnison avancée pour défendre la grande ville (Cirta) contre les attaques ennemies. Le tombeau de Massinissa situé sur les hauteurs de la ville d’El Khroub et distant d’environ 16 km du chef-lieu de wilaya, bien qu’il ait été restauré par les pouvoirs publics à coup de milliards, le résultat escompté n’a pas été au rendez- vous et ce mausolée se retrouve abandonné à son triste sort, et livré à lui-même en l’absence d’une réelle prise en charge par les autorités locales (gardiennage, et sécurité des lieux). Pourtant le projet prévoyait initialement la création d’un « village touristique » avec espace pour les expositions, un théâtre en plein air, et des espaces verts, une salle d’exposition et enfin un musée. Toutes ces infrastructures n’ont pas encore vu le jour. Nous citerons sur le même volet ( les Arcades Romaines, qui sont situées sur les berges de Oued Rhumel , le palais de Ahmed Bey , le tombeau de Lolius , les cimetières de Dolmens et qui existent un peu partout à travers la wilaya , les différentes grottes des ours, des mouflons et des pigeons ) et bien d’autres sites aussi intéressants les uns que les autres (le monument aux morts, notre dame de la paix etc.…). Mais la ville peut aussi s’enorgueillir de posséder 7 ponts; d’où son autre appellation de la ville des Ponts dont les plus importants demeurent: Le pont de Sidi Rached, celui de Sidi M’cid, les ponts Mellah Slimane et Bab El Kantara. Elle s’est dotée récemment d’un 8e pont transrhumel baptisé « Ahmed bey ». La nécessité donc de réhabiliter ces sites pour qu’ils redeviennent une destination touristique attractive est devenue un impératif. Cependant, il est regrettable que le tourisme dans la wilaya de Constantine reste le parent pauvre de la politique de développement prônée par les pouvoirs publics, et le moins nanti en termes de moyens. En tout état de cause, il est grand temps de mettre à profit ce riche patrimoine civilisationnel dans le circuit du tourisme, et rendre à la ville ce qui appartient à la ville, autrement dit exploiter toutes ses potentialités pour en faire une véritable ville touristique digne de ce nom, car à l’heure actuelle ce patrimoine demeure toujours en friche et à l’abandon malgré les promesses quant à sa réhabilitation et à son exploitation.
Mâalem Abdelyakine