Le 21 septembre dernier, près de 12 millions d’élèves des trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire), ont rejoint les bancs de l’école, au titre de l’année scolaire 2026-2027.
Moins d’un mois après, l’Union nationale des parents d’élèves a réagi, ce 9 octobre, à des appels anonymes relayés sur les réseaux sociaux incitant les élèves des trois niveaux d’enseignement à faire grève le dimanche 11 octobre et à suspendre ainsi leurs cours. L’Union nationale des parents d’élèves a lancé un appel aux parents et tuteurs, les exhortant à ne pas écouter les appels à la grève provenant de sources inconnues. À cet égard, elle a souligné l’importance d’accompagner leurs enfants dans leurs établissements scolaires et de les protéger de tout danger extérieur. Le bureau national de l’Union nationale des parents d’élèves, dirigé par Saadi Hamid, a encouragé les parents dans tout le pays à soutenir leurs enfants, à les sensibiliser et à les inciter à ne pas se laisser influencer par ces appels, compte tenu des conséquences négatives potentielles sur leur scolarité pendant l’année scolaire et sur leurs études futures. Les observateurs du système éducatif ont également réagi à cette situation. Ils font remarquer qu’alors que le dialogue entre les membres de la famille éducative se fait d’une manière régulière à travers des canaux de concertation ouverts, et après que la rentrée scolaire se soit déroulée dans de bonnes conditions, avec de nouveaux établissements d’enseignement ici et là, y compris dans les régions sinistrées du fait des incendies de cet été, des individus sans scrupule tentent de miser sur des enfants et des adolescents pour déclencher des troubles à partir des écoles primaires, des collèges d’enseignement moyen et des lycées. Les mêmes observateurs s’interrogent sur les auteurs de ces appels visant à semer le chaos dans les établissements d’enseignement et trouvent que c’est extrêmement grave. Toutefois, ils notent qu’il serait surprenant de voir les élèves sauter dans l’inconnu et suivre ces appels anonymes. Mais, en même temps, ils estiment qu’il est urgent de mener des campagnes de sensibilisation dans ces établissements en mobilisant les enseignants, les surveillants, les conseillers, etc… Pour ces observateurs, même si des choses sont encore à améliorer ou à réaliser dans les établissements, en matière de conditions matérielles ou dans la qualité de la transmission du savoir et de l’apprentissage, la rentrée s’est déroulée dans de bonnes conditions. Pour rappel, le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire a livré, pour cette rentrée scolaire, 289 établissements éducatifs, dont 151 écoles primaires, 90 collèges et 48 lycées.
S’agissant du manuel scolaire, une série de mesures a été prise afin de garantir sa disponibilité au niveau des établissements scolaires et des points de vente. Plus de 80 millions de manuels ont ainsi été mis à disposition à l’échelle nationale, selon la tutelle. Le renforcement de l’encadrement pédagogique a figuré aussi parmi les nouveautés de cette rentrée, à travers le recrutement des nouveaux enseignants admis au concours sur titre, organisé au cours de cette année. On sait que, lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée dimanche 6 septembre, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné de « tenir l’école à l’écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, afin que le débat au sein du secteur demeure purement pédagogique », tout en insistant sur la nécessité de « s’abstenir de tout tapage médiatique concernant d’éventuels changements dans le secteur de l’éducation, chaque proposition devant être débattue exclusivement en Conseil des ministres.
Concernant la rentrée scolaire 2026-2027, le président Tebboune avait le ministre de l’Education nationale de veiller à « une meilleure exploitation des acquis et des avantages récemment réalisés dans le secteur de l’éducation, dans le cadre d’une gestion méthodique et étudiée, à même d’assurer la qualité et la performance nécessaires pour une rentrée scolaire réussie ».
M’hamed Rebah

