La 52e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est achevé hier à Bagdad, avec au centre des discussions la défense des droits du peuple palestinien, la situation humanitaire à Ghaza et le renforcement de la solidarité entre les États membres.
Réunis les 17 et 18 octobre dans la capitale irakienne, les chefs de la diplomatie et les représentants des pays membres de l’OCI ont poursuivi leurs concertations autour des principales crises affectant le monde musulman, dans un contexte marqué par les tensions régionales et les urgences humanitaires. La question palestinienne a occupé une place centrale dans les travaux.
Les discussions mettent notamment l’accent sur la nécessité de renforcer la mobilisation diplomatique en faveur des droits du peuple palestinien, de protéger El-Qods et ses lieux saints et de mettre fin aux souffrances de la population de Ghaza.
Les orientations défendues par le secrétaire général de l’OCI, Ismaïl Ould Cheïkh Ahmed, ont porté également sur la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu permanent, assurer l’acheminement de l’aide humanitaire, obtenir le retrait israélien et engager la reconstruction de la bande de Ghaza. Le soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) figure également parmi les priorités évoquées.
Des appels à une action islamique commune
Au-delà du dossier palestinien, les travaux ont abordé plusieurs situations régionales, notamment au Soudan, en Syrie, au Yémen, au Liban et en Libye. Les discussions ont souligné l’importance de privilégier le dialogue, les solutions politiques et le respect de la souveraineté des États afin de favoriser la paix et la stabilité. Les défis auxquels sont confrontés les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad figurent également parmi les préoccupations de l’Organisation, avec un accent particulier sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, le soutien aux populations déplacées et la mobilisation de ressources en faveur du développement.
Sur le plan économique, les échanges ont porté sur le renforcement des partenariats entre les pays membres, le développement du commerce intra-islamique et la coopération dans les domaines des transports, des infrastructures et de la sécurité alimentaire. La gestion durable des ressources en eau est, elle aussi, présentée comme un enjeu essentiel pour la sécurité et le développement. Le secrétaire général de l’OCI a, par ailleurs, plaidé pour le renforcement de la diplomatie préventive, le développement des mécanismes de médiation et une meilleure coordination entre les États membres pour faire face aux crises.
La clôture de cette 52e session a été marquée par la publication d’un communiqué final intitulé « Déclaration de Bagdad », appelé à formaliser les positions communes et les orientations retenues par les participants. Les recommandations définitives ont notamment précisé les engagements des États membres concernant la cause palestinienne, l’action humanitaire, la coopération économique et les mécanismes de règlement des conflits. Pour rappel, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, a représenté l’Algérie à la cérémonie d’ouverture des travaux, samedi à Bagdad.
Sarah O.

