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LES BESOINS ESTIMÉS À 10 MILLIONS D’UNITÉS/JOUR : Le port du masque pourrait être obligatoire

Le gouvernement pourrait rendre obligatoire le port du masque. Une mesure que les professionnels de la Santé recommandent pendant le confinement et après. Des pays européens et ceux du voisinage ont adopté ce dispositif. Va-t-on vers une obligation du port du masque ?

En tout cas, le gouvernement commence à envisager cette option. Le ministre de la Santé, Abderahmane Benbouzid, a déclaré, jeudi depuis Tipasa, que l’obligation, par la force de la loi, du port de la bavette de protection « n’est pas à écarter », si la propagation de l’épidémie du nouveau coronavirus, en Algérie, persiste, et que la situation n’est pas sous contrôle. « Si la propagation de l’épidémie du Covid-19 persiste et qu’elle n’est pas sous contrôle, il est possible que le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie recommande aux autorités l’obligation du port du masque, par la force de la loi », a indiqué Benbouzid.
Seul couac, aujourd’hui, le pays fait face à une pénurie de bavettes de protection dans les pharmacies. Un état de fait dont le ministre de la Santé est parfaitement conscient. « À condition bien sûr qu’il y ait aussi disponibilité de bavettes en quantités suffisantes », a-t-il rétorqué, suggérant que le pays n’ira pas dans l’application stricte de port des bavettes sans le règlement du problème des pénuries. Il faut souligner que beaucoup de pays au monde, durement touchés par le Covid-19, ont obligé leurs citoyens à porter des bavettes de protection, comme première étape de déconfinement.
En parallèle, d’importantes commandes faites pour importer les produits de protection médicale. L’État algérien a réquisitionné la production nationale pour produire les masques et les rendre disponibles sur le marché. En attendant, le ministre de la Santé a réitéré son appel aux citoyens en « vue de se conformer rigoureusement aux mesures de prévention, de désinfection et de distanciation sociale, avec le port des moyens de protection », considérés, a-t-il dit « comme le moyen le plus efficace pour se prémunir contre toute infection par le virus », a-t-il assuré.
Les études scientifiques en cours, à travers le monde, dans une course non déclarée, pour savoir le comportement de cette pandémie, son origine et les moyens de s’en prémunir, s’accordent toutes, a poursuivi le ministre, sur le « fait que le virus se propage par la bouche et l’air, en s’attaquant aux voies respiratoires », expliquant par là « l’impératif du port d’un masque de protection ».
Selon les estimations du ministre, les besoins de l’Algérie sont de « près de 10 millions de bavettes/jour », soulignant que le « Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie a approuvé les bavettes confectionnées par des artisans, car elles suffisent à la protection du large public, à condition de s’en tenir aux mesures sanitaires ». Toutefois, celles-ci ne «  ne sont pas destinées à un usage médical », a-t-il précisé.
Hamid Mecheri