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LE PRÉSIDENT DU FORUM D’AFFAIRES ALGÉRO-ESPAGNOL, ABDALLAH SERIAI : « Nous allons densifier nos relations économiques »

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La reprise normale de la coopération entre les deux pays de la Méditerranée est perçue, en Algérie, comme un signal politique très fort. Qui plus est, l’Espagne est l’invitée d’honneur de l’édition 2026 de la FIA.

Après une crise diplomatique qui aura duré près de quatre ans et qui a paralysé tous les domaines de la coopération algéro-espagnole, les relations entre les deux pays ont retrouvé, officiellement, leur cours normal en vertu de l’activation, en mars 2026, du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération. Aujourd’hui, la crise semble derrière nous. Les échanges économiques et commerciaux ont repris de plus belle avec un volume estimé, en 2025, à 8,5 milliards d’euros. Preuve s’il en est à cette reprise, la 57e édition de la Foire internationale d’Alger, où l’Espagne a été choisie parmi les 36 pays participants, comme invité d’honneur. L’occasion nous a été ainsi donnée, lors d’une virée au stand de l’Espagne à la FIA, pour faire le point sur la coopération entre les deux pays, leur situation actuelle et leurs perspectives. Présent sur les lieux, le président du Forum d’affaires algéro-espagnol (F2AE), Abdallah Seriaï, sollicité à ce sujet, a bien voulu répondre, brièvement, à nos questions. D’emblée, Abdallah Seriai estime que le choix de l’Espagne comme invité d’honneur à l’édition 2026 de la FIA est un message politique qui ne trompe pas. « L’Espagne est l’invité d’honneur de la Foire d’alger. C’est un signal très fort pour densifier les relations économiques entre les deux pays. De toute manière, c’est ce qu’a indiqué le président de la République (Abdelmadjid Tebboune, ndlr) lors de l’ouverture de la 57e FIA. Il est passé à travers tous les stands espagnols. Il nous a reconfirmé que les relations politiques (entre l’Algérie et l’Espagne, ndlr) étant au beau fixe, il fallait densifier les relations économiques. C’est ce que nous allons faire, c’est ce que nous faisons en tant que Forum actuellement », a-t-il déclaré. À la question de savoir sur l’état actuel du partenariat bilatéral et des besoins, de part et d’autre, entre les deux pays, Seriai dira : « En fait, nous avons besoin du savoir-faire espagnol dans tous les secteurs. Notamment dans l’agriculture, l’agroalimentaire et l’aquaculture. D’ailleurs nous avons, en tant que forum, organisé une journée le 14 avril 2026 en parallèle du salon Djazagro. Une journée dédiée à ces trois thèmes qui sont l’agriculture, les industries agroalimentaires et l’aquaculture. Et ça a été réellement un succès parce qu’il y a eu une trentaine de sociétés espagnoles qui ont participé. Nous avons organisé un B2B l’après-midi. Il y a eu, avec les opérateurs algériens, des échanges très intéressants ».

« L’Algérie n’exporte pas que du gaz vers l’Espagne »

Abordant les perspectives de la coopération entre les deux pays, notre interlocuteur projette l’organisation, à la mi-septembre prochaine, des journées sur les énergies renouvelables. « Nous avons beaucoup de soleil, on le sait tous en Algérie. Et, « inchallah » (nous l’espérons, ndlr) il y a, certainement, des sociétés espagnoles qui sont très intéressées et nos institutions algériennes et certains de nos opérateurs qui sont également intéressés par les énergies renouvelables », a-t-il annoncé. « Mais il n’y a pas que ça. Nous avons également l’agriculture.  Outre ce que beaucoup de gens ignorent, ce que nous exportons vers la Tunisie et l’Espagne, ce sont beaucoup de produits sidérurgiques, d’engrais, notamment l’urée, et des produits agricoles. Donc il n’y a pas que le gaz qui est exporté vers l’Espagne », a-t-il ajouté, soulignant également que les Algériens « sont très forts en pièces détachées ». D’ailleurs, il enchaîne avec cette filière en rappelant l’ambition algérienne de construire un réseau de la sous-traitance automobile. « La construction automobile demande un réseau très dense de pièces détachées. Parce que celui qui construit le véhicule ne va pas construire le pare-brise, l’essuie-glace, etc. Donc, c’est un réseau très dense qui doit être effectivement présent autour de l’automobile pour pouvoir réussir ce secteur », a-t-il indiqué. Interrogé, enfin, sur la présence des entreprises espagnoles en Algérie, Seriaï a répondu que le nombre se situe entre 70 et 80. Celles-ci opèrent, selon lui, dans le pétrole, l’aérien, l’agroalimentaire… etc.

Propos recueillis par Farid Guellil

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