Khiati

LE PR KHIATI SUR LE PROJET DE CONSTITUTION : « Il dispose d’une assise démocratique solide »

Plusieurs questions d’actualité nationale ont été abordées, hier, par le Professeur Mustapha Khiati, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale chaîne 3, notamment, à la nouvelle Constitution, dans tous ses aspects, ainsi que le dossier brûlant de l’Éducation chamboulé par la pandémie du Coronavirus comme un peu partout à travers le monde. S’agissant de la mouture de l’avant-projet constitutionnel, distribué aux partis politiques, la société civile, personnalités nationales et aux médias pour débat et enrichissement, l’invité de la radio chaîne 3 estime que plus la loi fondamentale du pays est largement discutée et débattue, de plus elle dispose d’une assise démocratique solide et surtout consensuelle. Car il s’agit d’une vision futuriste de l’avenir du pays, d’où la nécessité justement de laisser les gens s’exprimer librement sur cette question pour avoir un plus large consensus autour de la future première Loi du pays. D’ailleurs, a-t-il ajouté, c’est pour cette raison que le comité d’experts chargé de formuler des propositions d’amendement de la Constitution n’a pas finalisé son travail et laissé des contours libres pour permettre à la population de débattre le document et de le consolider selon les orientations qu’elle juge bonnes pour garantir la bonne gouvernance du pays loin des anciennes pratiques. Revenant sur la limitation des mandats du Président et des Parlementaires, le Président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche en Algérie la (FOREM) a salué cette proposition, affirmant que dans tous les pays les plus avancés en matière de démocratie, les mandats sont limités de la sorte et le cas contraire pose un souci de transparence. Concernant le passage du poste de Premier ministre à celui de Chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire, M. Khiati, également auteurs de plusieurs ouvrages dans divers domaines, a affirmé qu’il s’agit d’une « bonne proposition », surtout dans notre pays car le statut du P.M est problématique dans la gestion des affaires du pays marqué souvent par un chevauchement dans la prise de décisions, qui a fait que l’Exécutif s’est doté de plus de prérogatives, au détriment du pouvoir de contrôle que le législatif, alors que l’idéal est que chaque responsable ait ses propres prérogatives pour éviter les interférences et les dysfonctionnements au niveau de l’État. Pour la création du poste de vice-président, et le Conseil constitutionnel qui devient une Cour constitutionnelle à la lumière de ces amendements, le professeur en pédiatrie s’est réjoui surtout du fait que le pays cherche à se démarquer de cet héritage intellectuel et culturel légué par la force coloniale et sortir du système post-colonial pour apprécier d’autres formes de gestion notamment anglo-saxon, comme c’est le cas pour la Cour constitutionnelle qui a, d’ailleurs ,fait ses preuves dans les pays l’ayant adoptée.
Brahim Oubellil