Le manque de lait infantile destiné aux bébés souffrant d’allergies suscite des préoccupations quant à la prise en charge de leurs besoins nutritionnels. Le président de l’Union nationale de protection des consommateurs (UNPC), Mahfoud Harzli, estime que si cette pénurie venait à se confirmer et à perdurer, elle constituerait une véritable source d’inquiétude nécessitant une intervention urgente des autorités concernées. Il souligne que ces produits ne sont pas des denrées de consommation ordinaires, mais des aliments spécialisés directement liés à la santé des nourrissons et à leurs besoins nutritionnels essentiels. Leur remplacement par d’autres produits peut s’avérer difficile sans avis médical, certains enfants nécessitant des préparations spécifiques adaptées à leur état de santé. Il met ainsi en garde contre les risques liés à un changement de lait effectué de manière aléatoire.
Une coordination entre les secteurs du commerce et de la santé
Face à cette situation, Mahfoud Harzli appelle à procéder à une évaluation précise de l’approvisionnement du marché national en ces produits, afin d’identifier les types de lait concernés et les causes des perturbations de leur disponibilité. Les investigations devraient notamment porter sur l’importation, la distribution et la gestion des stocks. Le président de l’Union plaide également pour une coordination entre les ministères du Commerce et de la Santé, en collaboration avec les pharmacies, les importateurs et les distributeurs, afin de garantir un approvisionnement régulier en ces laits spécialisés. Tout en rappelant que la préservation du pouvoir d’achat des citoyens demeure une priorité, il insiste sur le fait que la santé des enfants et la satisfaction de leurs besoins nutritionnels fondamentaux constituent une priorité absolue qui ne saurait être reportée.
Les familles appelées à signaler les difficultés rencontrées
Concernant les réclamations des familles touchées, Mahfoud Harzli précise que l’Union n’a, jusqu’à présent, pas reçu suffisamment de données documentées pour déterminer l’ampleur des plaintes ou le nombre de familles rencontrant des difficultés à se procurer ces produits. Il souligne toutefois que les préoccupations des parents méritent un suivi et des vérifications sur le terrain. À cet effet, il appelle les familles qui ne parviennent pas à obtenir le lait thérapeutique nécessaire à leurs enfants à documenter leurs difficultés et à les signaler. Cette démarche permettrait de disposer d’une évaluation précise de la situation et de faciliter l’intervention des autorités compétentes sur la base de données concrètes. Le responsable réitère enfin la nécessité de prendre au sérieux toute perturbation de l’approvisionnement en laits médicaux destinés aux nourrissons. L’objectif, insiste-t-il, doit être de garantir à chaque enfant une alimentation adaptée à son état de santé, sans l’exposer aux risques liés à un changement de lait sans consultation d’un médecin spécialiste.
Ania N








