Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a participé, lundi à Luanda, capitale de l’Angola, à la séance inaugurale du 7e Sommet de coopération et de partenariat entre l’Union africaine et l’Union européenne, dont les travaux se tiennent les 24 et 25 novembre, indique un communiqué du ministère.
Dans sa volonté d’imposer de nouvelles règles au partenariat euro-africain ; l’Afrique compte sur la fermeté de l’Algérie et la sagesse de sa diplomatie pour définir de nouveaux mécanismes de partenariat basés sur le respect mutuel et sur le principe du gagnant-gagnant. Placé sous le thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », le Sommet de Luanda se tient avec la participation de nombre de chefs d’Etat africains et européens, précise le communiqué. Les participants à la première séance ont examiné les questions de paix, de sécurité et de gouvernance en Afrique et discuteront des moyens et mécanismes les plus efficaces pour renforcer la coopération et le partenariat entre les deux parties et relever tous les défis de l’heure dans ce domaine », ajoute la même source. C’est là justement que les espoirs sont fondés sur l’Algérie pour apporter sa contribution à la mise en place de nouveaux mécanismes de partenariat qui profiteraient aux peuples africains qui accusent, pour une large majorité un grand déficit en matière de balance des échanges avec les pays de l’Espace de l’Union européenne.
Le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahamoud Ali Youssouf a appelé depuis Luanda à un partenariat commercial « plus équilibré » entre l’Afrique et l’Europe. « Nous cesserons bientôt de jouer uniquement le rôle de fournisseur de matières premières. Le continent est en train de devenir un acteur clé à différentes étapes de la chaîne de valeur mondiale. C’est pourquoi nous appelons à un partenariat commercial plus équilibré », a indiqué Mahamoud Ali Youssouf à l’ouverture des travaux du 7e Sommet de coopération et de partenariat entre l’UA et l’UE. Il a souligné que l’UA plaide pour des « investissements européens dans le processus de transformation des ressources minérales sur le continent », ainsi que pour « l’élimination de toutes les barrières douanières et non douanières qui entravent l’accès des produits africains au marché européen ».
De plus, il a appelé à la création d’un système multilatéral plus solide et viable, fondé sur l’égalité, le respect de tous les pays et la promotion d’intérêts mondiaux communs vitaux, et a exprimé l’espoir que ce sommet qui se tient du 24 au 25 novembre en Angola permettra de se rapprocher de cet objectif. Le Sommet UA-UE vise à « examiner les questions prioritaires pour les deux parties, notamment celles liées à la paix, à la sécurité, au développement, à la migration et à la gouvernance » et à « évaluer le partenariat en place entre l’Afrique et l’Europe dans différents domaines ».
Le ministre d’Etat Ahmed Attaf qui a eu des entretiens avec plusieurs chefs de délégations participant aux travaux, devra lire un message adressé par le président Abdelmadjid Tebboune aux participants de cette rencontre qui intervient dans une conjoncture particulière pour le continent. Un continent qui est la cible de la criminalité transfrontalière, une famine pandémique et des guerres déclenchées par des ex-puissances coloniales dont les intérêts sont aujourd’hui menacés par le réveil des consciences en Afrique et l’apparition d’une volonté d’affranchissement des tutelles occidentales. Mais l’Afrique compte en son sein des pays émergents qui commencent à bousculer l’ordre mondial actuel marqué par les velléités hégémoniques occidentales.
Slimane B.















































