La prise en charge des familles sinistrées par les incendies ayant frappé la wilaya de Jijel à la fin du mois d’août se poursuit, avec la mobilisation des moyens financiers et des organismes publics pour assurer la reconstruction des habitations endommagées et permettre aux victimes de retrouver progressivement des conditions de vie normales. Dans ce cadre, une convention a été signée au niveau de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de Jijel entre 8 offices de promotion et de gestion immobilière et la Banque nationale de l’habitat (BNH). L’accord porte sur le financement de la reconstruction des logements détruits par les incendies. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de signature, le directeur général du logement au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Merjani, a précisé que cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, relatives à la prise en charge des sinistrés et à leur indemnisation. Au total, 627 familles dont les habitations ont été classées dans la catégorie rouge bénéficieront de ce dispositif. Les OPGI seront chargés de la reconstruction, soit en intervenant directement en qualité de promoteurs, soit en faisant appel à des entreprises de réalisation pour mener les travaux. Les ressources financières nécessaires ont, par ailleurs, été mobilisées pour couvrir les différentes opérations d’indemnisation. Celles-ci concernent aussi bien les logements classés dans les catégories verte et orange, nécessitant des travaux de réfection et de restauration, que les habitations classées dans la catégorie rouge, dont l’état impose une reconstruction.
400 000 DA d’aides pour le loyer
En attendant l’achèvement des nouveaux logements, une aide financière de 400 000 dinars par famille a été prévue pour couvrir les frais de location d’un logement temporaire. Cette mesure vise à permettre aux familles de disposer d’un hébergement pendant la durée des travaux, sans que la perte de leur habitation ne les prive de conditions de vie décentes. Au-delà de la reconstruction matérielle, ce dispositif doit également contribuer à préserver la stabilité des familles, notamment en permettant aux enfants de poursuivre leur scolarité malgré les conséquences des incendies. La prise en charge temporaire du logement constitue ainsi un volet essentiel de l’accompagnement des sinistrés, parallèlement aux travaux de reconstruction et de réhabilitation. Les autorités insistent également sur la nécessité de tenir compte des caractéristiques de chaque région lors de la reconstruction, afin que les nouvelles habitations soient adaptées à la nature du terrain et aux spécificités locales. À travers ce dispositif, l’enjeu est désormais de traduire les mesures annoncées en réalisations concrètes, jusqu’au retour des familles dans des logements reconstruits ou remis en état. La mobilisation des OPGI et des ressources financières doit permettre d’accélérer cette opération et d’accompagner les sinistrés

