Fortunes

ILS DÉTIENNENT 5 900 MILLIARDS USD À FIN 2019 : La fortune des 500 super-riches du monde en hausse de 25%

Les 500 hommes les plus riches de la planète ont vu, au terme de l’année 2019, augmenter leur fortune combinée de 25%, soit de 1 070 milliards d’euros et leur fortune est aujourd’hui estimée à 5 500 milliards d’euros d’actifs, selon Bloomberg Billionaire Index.

Ce groupe de personnes super-riches possède aujourd’hui un total de près de 5 500 milliards d’euros (5 900 milliards de dollars) d’actifs et la fortune du milliardaire français Bernard Arnault a augmenté de 32,6 milliards d’euros cette année, classant ainsi le fondateur et P-DG de la société de luxe Louis Vuitton-Moët-Hennessy (LVMH) à la troisième place des personnes les plus riches du monde, d’après la même source.
La première place est toujours occupée par, Jeff Bezos, fondateur et patron du géant du commerce en ligne Amazon, même s’il a perdu 9 milliards de dollars. Alors que les richesses du monde en profitent qu’a seulement 500 personnes, il est à rappeler, que les pays pauvres et émergents ont enregistré, selon la Banque mondiale, une hausse de l’endettement sans précédent, depuis cinquante ans, et la dette de ces états a culminé à 168% de leur PIB, fin 2018, un record historique, alertent des experts et des politologues. La vague d’endettement qui s’est abattue sur les pays pauvres et émergents, depuis 2010, « est la plus rapide, la plus importante et la plus étendue de ces cinquante dernières années » indique l’étude publiée le 19 décembre dernier, de la BM, sous l’intitulé « Les vagues mondiales de la dette, ses causes et ses conséquences». Le rapport mondial sur le Développement humain (RMDH 2019) et du RNDH 2017, indiquent que les indices sur les inégalités dans le monde et en République centrafricaine, pays classé pauvre à la 188e place sur le plan mondial, n’ont pas évolué dans le sens positif.
Des experts font observer que l’inégalité des richesses causerait des conflits sociaux, tandis que l’égalité serait source de croissance. Pour l’association Equality Trust, au Royaume-Uni, les six personnes les plus riches, dans ce pays « possèdent autant que les 13,2 millions de Britanniques les plus pauvres » a-t-elle fait savoir, mardi dernier, évaluant le patrimoine de ces plus fortunés à 39,4 milliards de livres. En tête de ce classement, Gopichand et Srichand Hinduja, deux frères dont le conglomérat s’étend de la banque à l’automobile, et dont la fortune est estimée à 12,8 milliards de livres. Vient ensuite Jim Ratcliffe, le P-DG et fondateur du groupe de pétrochimie Ineos, avec 9,2 milliards, le gérant de hedge fund Michael Platt, avec 6,1 milliards, puis David et Simon Reuben, deux frères spécialisés dans la promotion immobilière, dont la fortune s’élève à 5,7 milliards chacun. L’étude réalisée par Equality Trust indique que « 14 millions de Britanniques vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté », parmi eux, est-il précisé « 4 millions sont plus de 50 % en dessous et 1,5 million n’ont pas les moyens de s’acheter les denrées les plus essentielles ». Plus explicitement, l’association souligne que « la fortune des 1 % d’individus les plus riches, au Royaume-Uni, pèse autant que le patrimoine cumulé de 80 % de la population britannique, soit 53 millions de personnes. Rappelant que le Royaume-Uni est le  pays européen où la propriété du patrimoine foncier « est la plus concentrée », dans un récent livre intitulé « Who owns England ? »., Guy Shrubsole indique que « la moitié de l’Angleterre est détenue par moins de 1 % de la population ». Selon la même source les grands propriétaires « seraient 25 000 tout au plus  dont 30 % d’entre eux seraient des aristocrates et des membres de la petite noblesse (la « gentry ») sans aucune distribution depuis des siècles, 18 % des entreprises, 17 % des oligarques et des banquiers de la City.
Des experts et des études ont montrent qu’ »un excès de richesse est mauvais pour l’environnement », comme le met en avant une étude consacrée à l’Amérique latine, du chercheur de l’université de BerneLien externe, lequel est arrivé à la conclusion qu’«une répartition plus uniforme des revenus et de la terre serait non seulement plus juste, mais aussi un moyen efficace pour mieux protéger l’environnement».
Karima B.