Il contiendrait un lexique théologique, les schismes à éviter et les balises à respecter : Un «Guide» à l’usage des imams pour bientôt

Le Haut Conseil islamique serait sur le point de mettre entre les mains des imams un « guide » théologique qui leur permettrait de posséder un outil de travail adéquat par ces temps de schismes et de dislocations des échelles de valeurs religieuses et de pertes de repères en matière d’Islam.
Selon nos sources, ce petit opuscule fait le tour en grosses lignes succinctes des questions auxquelles peut être confronté un imam dans l’exercice de ses fonctions, d’autant que ces temps exigent une rapidité dans la compréhension et dans la réponse.
De toute évidence, le « guide » à l’usage des imams encense l’école malékite, considéré comme modérée et pacifique dans l’enseignement islamique, et fait la part belle à la réconciliation nationale, examinée dans sa dimension de modérateur politique dans les moments de crise.
Dirigé par Abdallah Ghoulamallah, lui-même nommé par le président de la République, la nouvelle composante du HCI, nommée par décret présidentiel se compose de : Kamel Bouzidi, Mohamed Boudjellal, Wassila Khalfi, Abdelmalek Bartal, Abdelkader Bouarfa, Said Bouizri, Samia Guettouche, Maamoun Gacemi Hasni, Benameur Hamdadou, Mustapha Bensalah Badjo, Abdelkrim Debaghi, Ahmed Benmalek, Youcef Mehdi et Mabrouk Zid El Kheir.
Le Haut conseil islamique présidé par Abdallah Ghoulamallah impose son tempo depuis un certain temps sur la vie quotidienne par le biais de déclaration et de prises de position pour le moins audacieuse, concernant divers sujets de la vie quotidienne des Algérienne. Il a été par exemple impliqué dans les textes devant régir dès 2018 la finance islamique que ce soit du côté des banques ou des assurances.
La finance islamique, les prêts avec intérêts, la bancarisation de l’argent, etc. ont été autant de sujets où l’implication du HCI a été évidente. Il y a eu même un fait inédit dans les annales des banques : l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) a saisi le HCI pour rendre un avis sur la finance islamique. C’est Mohamed Boudjella, membre du HCI et professeur en sciences économiques à l’université Mohamed-Boudiaf de M’sila qui l’avait annoncé lors du Salon des banques et assurances tenu le 21 décembre 2017 à Alger. L’ABEF a confirmé cette information en soulignant qu’un Board Committee sera créé à propos de ce dossier et qu’elle s’est dessaisie de l’affaire pour éviter tout conflit d’intérêt. Le HCI aura à réunir des experts en religion pour se prononcer sur les opérations bancaires, proposant la création d’une haute instance légale relevant de son autorité pour collaborer avec la Banque centrale concernant les transactions financières.
F. O.