La huitième édition du prestigieux Grand Prix Assia Djebar du roman a révélé ses lauréats ce samedi lors d’une cérémonie solennelle organisée au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal. Placé sous le slogan « Dans la mémoire, les racines de demain », cet événement littéraire majeur a récompensé trois œuvres remarquables en langues arabe, amazighe et française.
Organisée par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (ANEP) sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la remise des prix s’est déroulée en présence de nombreuses figures institutionnelles et culturelles. L’assistance comptait notamment le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, les présidents du Haut Conseil de la langue arabe (HCLA) et du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), ainsi que l’ancienne ministre, moudjahida et écrivaine Zhor Ounissi, venus célébrer l’excellence littéraire nationale.
Dans la catégorie du roman d’expression arabe, la distinction suprême a été décernée à Sarah Mohamed Maariche pour son œuvre « Er’rafraf » (chronique de la légende de la montagne), parue aux éditions Nemoris. La littérature d’expression amazighe a quant à elle été mise à l’honneur à travers Farida Sahoui, récompensée pour son roman « Aggus » (La ceinture), édité chez Talsa. Enfin, le prix dédié au roman en langue française a été remporté par Hosni Kitouni pour son ouvrage « Ce que la mort m’a pris de toi », publié par Casbah Editions.
Ces trois auteurs ont été brillamment sélectionnés par un jury pluridisciplinaire composé de dix membres, mêlant universitaires, romanciers, et spécialistes de la littérature, de la traduction et de la sociologie. Présidé par Hakim Miloud, ce comité d’experts réunissait de grands noms du paysage culturel algérien tels que Mustapha Madi, Hamid Bouhabib, Maïssa Bey, Cherif Meribai, Meriem Guemache, Leïla Hamoutène, Ahcene Mariche, Koussaïla Alik et Idir Belali.
Outre la consécration des lauréats, cette édition 2026 a été marquée par une nouveauté symbolique forte : le dévoilement du tout nouveau trophée officiel du Grand Prix. Approuvée cette année, cette œuvre visuelle sera désormais attribuée aux vainqueurs des éditions futures. Institué en 2015, ce rendez-vous incontournable continue de perpétuer l’hommage vibrant rendu à l’académicienne et figure majeure de la littérature algérienne, Assia Djebar.
R. C.

