Les principaux partis politiques français de gauche ont condamné samedi l’attaque des Etats-Unis contre le Venezuela, alors même que la diplomatie française n’a pas réagi ou pas encore.
« Il est temps que la République française condamne l’attaque contre le Venezuela. Il n’y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises. La parole de la France doit rester non alignée et constante sur les principes du droit international », a déclaré sur X Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise (LFI). LFI a par ailleurs appelé à un rassemblement samedi soir à Paris « en solidarité avec le peuple vénézuélien », victime d’une « guerre illégale et illégitime déclenchée par l’administration de Donald Trump », selon un communiqué du parti. Le Parti communiste français (PCF) « condamne avec la plus grande fermeté » l’attaque américaine, qui « constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies », et « s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation », selon un communiqué du PCF. « Toute l’Amérique latine est menacée. La France doit réagir fermement ! », a indiqué sur X le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, dénonçant « un scandale absolu ». L’intervention américaine représente « un nouvel effondrement du droit international, sous les coups des impérialismes qui sont les oripeaux d’une nouvelle ère de prédation », a indiqué sur X Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes. Elle a appelé la France à « condamner avec la plus grande fermeté cette énième violation du droit international ». « La force ne peut remplacer le droit. C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales », a indiqué sur X Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), soulignant que l’attaque des Etats-Unis est un « acte (qui) doit être unanimement condamné ».
Macron soutient l’agression ou comme si
Contrairement à la gauche, le président français Emmanuel Macron a, comme il fallait s’ay attendre, soutenu implicitement l’agression américaine du Venezuela, en appelant à « une transition pacifique » dans le pays d’Amérique latine. « La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », a indiqué Macron, samedi, sur X, ajoutant son souhait que ce soit l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia qui pourrait « assurer au plus vite cette transition ». Plus tôt dans la journée, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a jugé que l’attaque américaine contre le Venezuela « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international ».
« La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir », a souligné M. Barrot sur X.
R. I./Agences












































