Les festivités pour la célébration officielle du Nouvel An amazigh, Yennayer 2976 ont débuté hier à travers l’ensemble du pays.
À cette occasion, le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, et le président de l’Assemblée nationale populaire (APN), Ibrahim Boughali, ont supervisé le départ du train transportant la délégation participante aux festivités du nouvel an amazigh. Le train en question est parti d’Alger, en direction de la wilaya de Beni Abbès, en passant par Béchar. Boughali, a fait état, lors de ce coup d’envoi, du soutien de l’Assemblée populaire nationale à la promotion de la langue amazighe. Il a déclaré que l’APN soutiendrait la promotion de la langue amazighe en l’intégrant à ses activités et programmes de communication et culturels. Boughali a également affirmé que cette célébration témoigne de la place indélébile qu’occupe la langue amazighe au sein de l’identité nationale algérienne. Il a souligné que la promotion de la langue amazighe incarne la volonté politique sincère de l’État, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune. Boughali a en outre salué le travail accompli par le Haut-commissariat à l’Amazighité au service de la langue et de la culture amazighe. Aussi, Ibrahim Boughali a exprimé sa fierté des innovateurs et des chercheurs qui contribuent à enrichir le paysage culturel national et à préserver la mémoire historique de la Nation algérienne.
Beni Abbès accueille un programme riche et varié
À rappeler que la célébration officielle de Yennayer aura lieu, cette année, dans la wilaya de Béni Abbès. Selon le secretaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a choisi cette wilaya, récemment promue, en raison de la richesse de son patrimoine immatériel et de sa spécificité culturelle amazighe. À l’occasion de Yennayer 2976, coïncidant avec le 30ᵉ anniversaire de la création du Haut-Commissariat à l’Amazighité, Assad a précisé que la région d’Igli, relevant de la wilaya de Béni Abbès, compte une population amazighophone. Il a également cité la région de Tabelbala, où les habitants s’expriment dans une variante linguistique connue sous le nom de Kourandjé (ou Kolonji), un mélange d’amazigh, d’arabe et de langues africaines subsahariennes. Dans ce contexte, Si El-Hachemi Assad a estimé qu’il est désormais nécessaire de prendre en charge l’ensemble des variantes linguistiques, conformément à l’article 4 de la Constitution. « C’est un message adressé à l’UNESCO, affirmant que l’Algérie reconnaît sa diversité et la célèbre à travers un programme officiel. Chaque année, le 21 février, le Haut-Commissariat à l’Amazighité célèbre la Journée internationale de la langue maternelle, en mettant à l’honneur la langue amazighe dans toutes ses variantes, aux côtés de la langue arabe, dans un esprit de coexistence linguistique, sans aucun conflit de langues en Algérie », a-t-il souligné.
Ania N.












































