Les gilets jaunes mettent le gouvernement de Lecornu davantage sous pression, avec celle que lui impose, déjà depuis un mois, la mobilisation des lycéens et des étudiants pour de meilleures conditions d’études et la suppression de Parcoursup et celle des convergences des luttes citoyennes contre la cherté de la vie et l’érosion du pouvoir d’achat, les gilets jaunes appellent à la mobilisation à travers la France samedi prochain. Alors que les revendications des mobilisations précitées qui demeurent à ce jour sans réponses concrètes de la part du président de la République et de son exécutif, malgré les rencontres que ces derniers ont eues, respectivement avec les lycéens et les partis politiques, les gilets jaunes annoncent une nouvelle date de mobilisation, contre les « restrictions et les atteintes au droit de manifester » suite aux dernières mesures annoncées par l’exécutif.
Après l’interdiction ou la modification de plusieurs cortèges des manifestations en France, lors de la mobilisation de samedi dernier, et en prévision de l’appel des syndicats à la grève générale, 5 novembre prochain, les « gilets jaunes » qui ont rejoint le mouvement des manifestations sociales, notamment ces deux derniers samedis de mobilisation, ont dénoncé « des atteintes aux libertés publiques » par les dernières mesures annoncées par l’exécutif, notamment celle ayant trait à l’interdiction des manifestations dans certaines villes en France. Le mouvement des gilets jaunes annonce « la tenue de rassemblements devant l’Assemblée nationale et les mairies » souhaitant la participation des étudiants, travailleurs et retraités autour d’« une même contestation des décisions de l’exécutif français ». Les gilets jaunes ont appelé, dimanche, au lendemain de la mobilisation des Français de samedi dernier « à une nouvelle mobilisation le 31 octobre » pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » du gouvernement français. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse place de la Bastille, à Paris, alors que plusieurs manifestations ont été interdites ou soumises à des restrictions dans le pays. Le mouvement prévoit des rassemblements et des sit-in devant l’Assemblée nationale, à Paris, ainsi que devant les mairies à travers la France. Cette journée d’action vise à défendre les libertés publiques, notamment le droit de manifester. « Nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés », ont déclaré à des médias locaux et étrangers, deux représentants de la coordination des gilets jaunes. D’autres manifestants et militants ont dénoncé, par ailleurs, le souci majeur de l’exécutif sur les violences ayant marqué la journée du 17 octobre dernier, notamment le pillage de magasins, et une retraitée du syndicat CGT a déclaré : « C’est grave qu’on se préoccupe d’une vitrine ou d’une porte cassée, alors que des milliers de Français sont violentés par la difficulté de vivre dignement au quotidien ou sont dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins élémentaires », a-t-elle lancé, à des médias, lors de la manifestation à Paris, de samedi dernier,
Après l’interdiction ou la modification de plusieurs cortèges des manifestations en France, lors de la mobilisation de samedi dernier, et en prévision de l’appel des syndicats à la grève générale, 5 novembre prochain, les « gilets jaunes » qui ont rejoint le mouvement des manifestations sociales, notamment ces deux derniers samedis de mobilisation, ont dénoncé « des atteintes aux libertés publiques » par les dernières mesures annoncées par l’exécutif, notamment celle ayant trait à l’interdiction des manifestations dans certaines villes en France. Le mouvement des gilets jaunes annonce « la tenue de rassemblements devant l’Assemblée nationale et les mairies » souhaitant la participation des étudiants, travailleurs et retraités autour d’« une même contestation des décisions de l’exécutif français ». Les gilets jaunes ont appelé, dimanche, au lendemain de la mobilisation des Français de samedi dernier « à une nouvelle mobilisation le 31 octobre » pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » du gouvernement français. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse place de la Bastille, à Paris, alors que plusieurs manifestations ont été interdites ou soumises à des restrictions dans le pays. Le mouvement prévoit des rassemblements et des sit-in devant l’Assemblée nationale, à Paris, ainsi que devant les mairies à travers la France. Cette journée d’action vise à défendre les libertés publiques, notamment le droit de manifester. « Nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés », ont déclaré à des médias locaux et étrangers, deux représentants de la coordination des gilets jaunes. D’autres manifestants et militants ont dénoncé, par ailleurs, le souci majeur de l’exécutif sur les violences ayant marqué la journée du 17 octobre dernier, notamment le pillage de magasins, et une retraitée du syndicat CGT a déclaré : « C’est grave qu’on se préoccupe d’une vitrine ou d’une porte cassée, alors que des milliers de Français sont violentés par la difficulté de vivre dignement au quotidien ou sont dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins élémentaires », a-t-elle lancé, à des médias, lors de la manifestation à Paris, de samedi dernier.
« Des restrictions qui alimentent la contestation »
Dans un climat social marqué par des tensions qui s’inscrit dans la durée, la France qui est sous le poids de la crise économique et financière ainsi que la crise énergétique avec la flambée des prix à la pompe et du gaz et l’électricité des ménages et dans des secteurs, dont l’agriculture, à l’origine de la colère sociale et la convergence des luttes de la majorité des Français, en l’absence de pistes de réponses ou de mesures concrètes à ces préoccupations et revendications, l’exécutif apporte des réponses et des traitements sécuritaires aux mobilisations à travers la France depuis un mois. Samedi dernier, plusieurs cortèges ont été interdits ou ont vu leur itinéraire modifié peu d’heures avant le jour J par les autorités, dont le cortège principal des manifestants dans la capitale parisienne. Des décisions vivement contestées par les organisateurs, qui y voient « une atteinte au droit de manifester. À Paris », la préfecture de police a notamment interdit « le parcours initialement prévu entre les places de la Bastille et de la Nation pour une manifestation contre la vie chère et en soutien aux revendications lycéennes ». Un autre itinéraire, « entre la porte d’Italie et la porte de Vincennes, a été imposé » et les organisateurs ont finalement accepté ce changement après le rejet de leur recours par la justice. Par ailleurs, les autorités françaises ont annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes et des soldats de l’opération Sentinelle dans le pays pour samedi dernier, qui a enregistré plus de 1000 arrestations, selon l’annonce du ministre de l’Intérieur. Face à ces restrictions, les représentants des « gilets jaunes » dénoncent la politique du gouvernement, qu’ils accusent « de répondre aux revendications sociales par la répression plutôt que par le dialogue et des réponses concrètes ». « Il y a une colère dans ce pays » qui « n’est pas entendue », ont-ils déclaré, dénonçant le « mépris », le « refus d’écouter », le « mensonge » et la « répression » de l’exécutif. Les organisateurs accusent également le gouvernement « de chercher à affaiblir » la contestation en divisant les manifestants. « Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître », ont affirmé les représentants du mouvement. En réponse, ils appellent à organiser des « assemblées de convergence » partout en France, afin de réunir lycéens, étudiants, travailleurs, paysans, retraités et « gilets jaunes » autour de revendications communes. « Notre réponse, c’est l’union », ont-ils insisté. La mobilisation de samedi prochain « doit ainsi permettre au mouvement de défendre le droit de manifester et de fédérer les différentes composantes de la mobilisation sociale ».
R. I.










