Sanchez

EN TENTANT DE JUSTIFIER LE MASSACRE DE MIGRANTS AUX PORTES DE MELILLA PAR LES TRAFICS DE MAFIAS LOCALES : Pedro Sanchez se couvre une fois de plus de ridicule

Les autorités espagnoles semblent perdues et ne savent plus par quel artifice justifier ou se dédouaner du crime abject qui a fait une trentaine de morts parmi des migrants subsahariens qui avaient tenté de passer vers l’enclave espagnole de Melilla.

Pedro Sanchez a eu beau évoquer un travail des mafias et se cacher derrière le fallacieux prétexte de la légitime défense pour prévenir une invasion du territoire espagnol, mais cet argument est battu en brèche par les arguments apportés, chaque jour par les témoignages des rescapés et les déclarations des ONG et autres associations de défense des droits de l’Homme et même des experts.
Il faut savoir que Rabat était prêt a tout pour arrêter les migrants, au nom de l’apaisement des relations avec Madrid». Sara Prestianni, spécialiste des migrations au sein de l’ONG EuroMed droits de l’Homme a indiqué que tout laissait supposer qu’un drame se préparait mais que rien n’a été fait comme travail de prévention. C’est ce qui justifie le déchaînement de la violence contre les migrants affiché aussi bien par la police marocaine que la Guardia civile espagnole.
Des experts ont balayé d’un revers de la main l’argument des mafias qui seraient à l’origine du drame. Ainsi pour eux,  « Il n’y a pas de trafic à Melilla, tranche Omar Naji. L’entrée dans l’enclave est gratuite. Il n’y a pas besoin de passeur pour escalader la clôture. Ce sont les migrants les plus pauvres qui utilisent cette voie. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas d’argent, mais de force physique. » À contrario, la voie des Canaries, à travers l’océan Atlantique, est, elle, coûteuse et sujette aux trafiquants. Ali Zoubeïdi abonde dans le même sens en affirmant que « Il n’y  a  pas des réseaux de trafic à Melilla. Les autorités espagnoles sont dans une logique de sécurité. Elles analysent la situation dans une perspective sécuritaire uniquement, mais cela ne peut pas justifier les morts et blessés ».
Cela remet en cause tout l’argumentaire du gouvernement de Pedro Sanchez et du Makhzen qui a orchestré une véritable campagne médiatique pour impliquer l’Algérie. Il faut savoir que l’entrée dans les enclaves espagnoles a toujours été réglementée et rares ont été les incidents sanglants qui se sont produits lors de tentatives de passages en force de migrants. Le Maroc gère ces entrées conformément aux accords sécuritaires conclus avec Madrid depuis l’incident du mois de mars 2021 quand le Makhzen avait envoyé depuis la mer des milliers de jeunes marocains désœuvrés à l’assaut de l’enclave de Ceuta. Passé cet événement, l’Espagne a cédé au chantage marocain dans  le dossier du Sahara occidental en contrepartie, Rabat s’engageait à mettre un tour de vis supplémentaire dans la surveillance des accès aux enclaves espagnoles. Et c’est ce qui explique la réaction violente des policiers marocains qui n’ont pas hésité à tirer, à balles réelles sur des migrants sans défense. C’était une façon pour Rabat de montrer à son allié qu’elle assumait pleinement son rôle de chien de garde qui veille sur la sécurité de l’Espagne. Vouloir mettre le déchaînement de la violence sur le compte des mafias des différents trafics est un raccourci qui ne mène que vers un cul de sac  et cela les ONG l’ont prouvé et aussi bien Rabat que Madrid le savent bien.
Slimane B.