El Djeich

ELLE L’A RAPPELÉ DANS LE DERNIER ÉDITO D’EL-DJEICH : « L’ANP tient à sa neutralité et remplira ses missions constitutionnelles »

L’ANP a rappelé,  dans l’éditorial  du dernier numéro d’El-Djeich, qu’elle demeure une armée républicaine aux missions définies par la Constitution algérienne. Cette mise au point s’adresse à ceux qui tentent de semer le trouble en prétendant son implication dans la scène politique.

Elle intervient alors que l’Algérie s’arrête à vivre, samedi, un rendez-vous politique important qui lui permettra d’élire une nouvelle Assemblée populaire nationale. « À la veille d’un rendez-vous très important pour l’avenir de notre pays, représenté par les élections législatives, l’institution militaire insiste afin de lever toute confusion que certains cherchent à entretenir, et rappelle une fois de plus à ceux qui ont la mémoire sélective que l’Armée nationale populaire est une armée républicaine qui continuera à tout jamais de s’acquitter de ses missions constitutionnelles, conformément aux lois de la République, dans un esprit d’engagement et de volonté constante de défendre la souveraineté et l’unité de l’Algérie». Le document insiste sur la neutralité de l’armée dans le processus électoral, et rappelle que ses éléments s’acquitteront de leur devoir national, aux côtés de leur concitoyen en exprimant leur choix  en toute liberté et transparence. Ce rappel intervient pour faire cesser une campagne tendancieuse qui sert à entretenir la confusion et à ternir l’Armée nationale populaire qui a quitté, faut-il le rappeler, la scène politique, depuis le retrait de ses représentants du Comité central de l’ancien parti unique, le FLN, en 1981.
Cette précision est assortie d’une mise en garde, puisque l’Anp, et selon ses missions constitutionnelles, se doit de  «réunir les conditions idoines, à même d’assurer le déroulement du scrutin en toute sécurité et permettre ainsi à notre peuple d’exprimer librement et en toute transparence son libre choix de ceux qui auront à le représenter au sein de l’instance législative, sans pression ni coercition ».
Cette précision s‘adresse à ceux qui seraient tentés de créer les conditions qui perturberaient le déroulement du vote dans toutes ses opérations. « Lors de sa dernière visite dans la 1re région militaire, le général de corps d’armée, chef d’état-major, Saïd Chengriha,  avait averti « ceux qui projettent de perturber les élections ou d’influer sur leur déroulement, en affirmant  que le peuple algérien est plus que jamais conscient et il ne se laissera pas manipuler ou entraîner dans des dédales périlleuses, pour faire échec à tous les plans malveillants, en se tenant tel un seul homme aux côtés des Institutions de l’État face à tous les comploteurs».  Plus explicite, l’éditorial rappelle que l’ANP refuse de tomber dans le jeu des égarés comme elle refuse également de servir de marche pied à ceux dont l’incapacité à mobiliser les citoyens et à gagner leur confiance, cherchent vainement des justifications à leurs échecs et à leur déception ». C’est un rappel qui, non seulement, traduit la volonté de l’armée de défendre sa neutralité mais sert aussi à rappeler qu’elle ne peut servir, comme alibi à ceux qui n’arriveraient pas à mobiliser le peuple ni à gagner sa confiance, pour justifier leur échec. C’est une façon d’exprimer sa neutralité et de renvoyer, dos à dos, tous ceux qui seraient tentés de la voir influer sur le processus électoral engagé conformément à la feuille de route du président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune,  « lequel trouvera toujours à ses côtés une institution militaire qui a fait sien son combat pour le renforcement de l’État de droit et l’enracinement des fondements d’une société démocratique. Une institution fidèle à son serment et à ses engagements, une institution qui a véritablement mérité d’être la digne héritière de la glorieuse armée de libération nationale ».
À la veille des élections du 12 juin, l’ANP a ainsi rappelé, encore une fois, sa position de neutralité et son retrait de la scène politique. C’est une façon de clamer, haut et fort, qu’elle n’est pas une armée de putschiste, ou de « conspirationnistes » et qu’elle est investie de missions clairement définies par la constitution algérienne qu’elle œuvrera, vaille que vaille, à remplir pour permettre au peuple d’exprimer librement son choix dans l’isoloir.
Slimane B.