La formation des 64 000 nouveaux enseignants recrutés au titre de l’année 2025 débutera en novembre prochain, selon le ministère de l’Éducation nationale. Ce dispositif, annoncé il y a quelques semaines, vise à assurer la qualification pédagogique des nouvelles recrues à travers un parcours adapté à leur diplôme et à leur grade. Les sessions se dérouleront les samedis et durant les vacances scolaires, jusqu’à la fin du mois de juillet 2027. Pour accueillir les enseignants concernés, les directions de l’éducation ont déjà pris les dispositions nécessaires, notamment la désignation des établissements scolaires et des instituts chargés d’assurer les formations. Deux parcours ont été prévus par le ministère : une formation pédagogique spécialisée de neuf mois, totalisant 400 heures, et une formation pédagogique préparatoire de sept mois, à raison de 200 heures.
Deux parcours selon le diplôme et le grade
Le premier parcours concerne les titulaires d’une licence affectés aux cycles primaire et moyen, ainsi que les titulaires d’un master destinés à enseigner dans le secondaire. D’une durée de 9 mois, il comprend 7 mois d’enseignement théorique, représentant 255 heures, et 2 mois de formation pratique, totalisant 145 heures. Le programme porte notamment sur les sciences de l’éducation, la psychologie, les méthodes d’enseignement, l’évaluation des acquis et la gestion de classe. La formation pratique se déroulera au sein des établissements où les enseignants exercent, sous l’encadrement des inspecteurs et des personnels concernés. Un rapport de fin de stage devra être établi à l’issue de ce parcours. Le second parcours, d’une durée de sept mois et totalisant 200 heures, s’adresse aux titulaires d’un master affectés aux cycles primaire et moyen, ainsi qu’aux titulaires d’un magistère destinés au secondaire. Nommés directement en qualité de stagiaires, les enseignants concernés suivront cette formation durant leur stage probatoire, conformément à l’arrêté interministériel du 30 décembre 2025. Organisé en alternance entre cours théoriques et travaux pratiques, ce parcours aborde notamment la didactique, la gestion de classe, l’évaluation et la remédiation pédagogiques, l’éthique professionnelle ainsi que les technologies de l’information et de la communication. La participation aux cours théoriques et pratiques est obligatoire. Le ministère prévient que toute absence injustifiée expose l’enseignant à l’exclusion de la formation et au report de celle-ci à l’année scolaire suivante, ce qui peut retarder sa titularisation. À l’issue du dispositif, la validation de la formation est soumise à un examen final comprenant des épreuves écrites. Les candidats devront obtenir une moyenne générale d’au moins 10/20 pour réussir. Les lauréats recevront une attestation de réussite et seront nommés en qualité de stagiaires dans le grade de professeur de classe 1. En cas d’échec ou d’absentéisme injustifié, les candidats s’exposent, selon les dispositions applicables, à devoir refaire la formation, voire à être exclus de la liste des admis. Ce dispositif constitue ainsi une étape obligatoire dans le parcours de qualification des enseignants recrutés en 2025, avec des exigences précises en matière de formation, d’assiduité et de validation des acquis.
Ania N.




