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ÉCOLES PRIVÉES : Les frais de scolarisation plus chers à la prochaine rentrée

N’ayant pas pu mettre en pratique la mesure consistant à faire payer aux parents d’élèves les frais du troisième trimestre, les écoles privées, relevant du secteur de l’éducation nationale, ont décidé de revoir à la hausse les prix de scolarisation dans les trois paliers à partir de la prochaine rentrée scolaire. Ainsi pour inscrire ses enfants dans ces établissements de l’enseignement du privé il faudra payer encore plus. Des augmentations allant jusqu’à 60 000 DA, de quoi choquer plus d’un, parmi les parents surtout. En effet, selon plusieurs sources, les écoles privées ont décidé de revoir à la hausse les prix afin de compenser les pertes qu’elles ont essuyées après la fermeture de leurs établissements en raison des mesures sanitaires prises pour lutter contre la pandémie du Covid-19. Les parents, informés par courrier électronique, ont eu connaissance de ces augmentations allant de 20 000 à
60 000 DA pour le cycle primaire, de 30 000 à 50 000 DA dans le cycle moyen et de 30 000 à 60 000 DA pour le secondaire. Ainsi les frais d’inscription au primaire atteindraient les 180 000 da, pour le moyen 250 000 da et enfin le secondaire arriveraient à 410 000 da. L’on soulignera que ces augmentations ont été décidées sans l’accord des autorités, notamment du ministère de l’éducation ou celui du Commerce. à rappeler que les écoles privées avaient reçu un avertissement après que les parents d’élèves aient saisi le ministre de l’éducation, Mohamed Ouadjaout, pour qu’il intervienne afin de mettre fin à un litige lié justement à une mesure « abusive » consistant à l’obligation de payer les frais du 3ème trimestre durant lequel les cours n’ont pourtant pas été dispensés. Le ministère avait carrément menacé de fermer ces écoles et de leur retirer leur agrément, si des réclamations sont faites dans ce sens. Il a estimé, dans le même contexte, qu’il n’est pas du droit des directeurs des écoles privées de priver les élèves de leurs bulletins scolaires, ou de les empêcher de se réinscrire à la prochaine rentrée, ou encore de faire un transfert vers un autre établissement.
Ania Nait Chalal