ORAN

DES RENCONTRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ET DE LA FEMME SYNDICALISTE ARABES Y SONT ABRITÉES : Le Sommet arabe se prépare à Oran  

Oran abrite deux rendez-vous arabes, majeurs, qui précédent le Sommet de la Ligue arabe prévu les 1er et 2 novembre prochains à Alger.

Dans ce cadre, la capitale de l’Ouest a assisté,  il y a deux jours à l’inauguration, à l’Hôtel AZ, aux travaux du Forum intergénérationnel pour le soutien à l’action arabe commune, organisé pendant deux jours, par l’Observatoire national de la société civile (ONSC). Lors de la cérémonie d’ouverture, dimanche à Oran, le représentant du secrétariat général de la Ligue des Etats arabes, Khamis El-Bouzidi, a annoncé que l’Algérie préside le groupe chargé de développer la dimension populaire de la Ligue arabe, qui est l’une de ses priorités pour le développement du système d’action arabe commune. Il a fait savoir qu’un quatrième groupe a été formé pour développer la dimension populaire de la Ligue arabe dans le système d’action arabe commune sous la présidence de l’Algérie. Ce groupe, a-t-il souligné, œuvre actuellement à la préparation de la formulation finale des normes unifiées qui doivent être respectées par les organisations de la société civile arabe, en lui accordant un statut d’observateur dans les organes et mécanismes de la Ligue des Etats arabes, ce qui renforcera les relations de l’organisation avec les institutions de la société civile. Il ouvrira également la voie à cette dernière pour suivre le rythme du processus d’action arabe commune et faire face aux progrès réalisés dans le renforcement des relations interarabes, a-t-il indiqué. Les  travaux du Forum se sont poursuivis hier avec les représentants de 19 pays arabes, Deux séances à huis-clos ont figuré au programme de cette journée. La première consacrée au « rôle de la société civile arabe face aux effets des défis internationaux sur le monde arabe » et au cours de laquelle ont été abordées les alternatives qui s’offrent au monde arabe face aux transformations internationales en cours, les défis de la sécurité énergétique et alimentaire et les perspectives d’intégration économique arabe. La question de la coordination du travail bénévole arabe face aux crises mondiales (la pandémie du coronavirus par exemple) a été également abordée. La seconde a été consacrée au thème « Faire revivre la mémoire et la communication intergénérationnelle au service de l’action arabe commune ». Les participants devaient traiter la place de la société civile dans le projet de réforme et de développement du système d’action arabe commune et les mécanismes juridiques pour impliquer la société civile dans l’action arabe commune, en plus de la question du développement de l’action culturelle arabe commune. Il y’a lieu de préciser que ce forum de cinq jours réunit près de 150 hauts responsables, militants de la société civile, influenceurs et hautes personnalités académiques d’Algérie, d’Egypte, de Tunisie, du Bahreïn, du Koweït, de la Mauritanie, des Emirats arabes unis, d’Oman, d’Arabie saoudite, du Yémen, de la  Syrie, de Palestine, d’Irak, du Soudan, de Libye, du Liban, de Jordanie, du Qatar et de Djibouti.  L’hôtel Méridien a pour sa part abrité le premier congrès de la femme arabe syndicaliste, organisé par l’UGTA sous l’égide de Mme Kaouther Krikou,  ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme. Dans son allocution d’ouverture, M. Mustapha Tlili, représentant de l’Union arabe des syndicats a indiqué que cette rencontre permettra de trouver les moyens à mettre en œuvre pour coordonner l’action des organisations syndicales arabes pour consacrer la parité homme-femme et mieux permettre à la femme syndicale de jouer son rôle dans la défense des droits des travailleuses et mieux répondre à ses attentes. La ministre de la femme palestinienne a pris pour sa part la parole pour réaffirmer la nécessité de créer les conditions qui permettront à la femme arabe, syndicaliste de jouer pleinement son rôle dans la société. Ces rencontres arabes sont le prélude du sommet arabe prévu en Algérie et qui sera une occasion historique pour redynamiser l’action et le rôle de la Ligue. Les responsables algériens sont en train de mener un grand travail pour permettre un grand rassemblement des pays arabes en vue de discuter des voies et moyens à même de permettre aux peuples arabes de faire face aux défis qui leur sont posés. De nombreux observateurs ont souligné le travail diplomatique mené par l’Algérie pour aplanir et lever les obstacles pour permettre une forte participation aux travaux du sommet et surtout une concordance des points de vue concernant l’ordre du jour des travaux.
Slimane B.