Crise libyenne : l’Algérie et la Grande-Bretagne sur la même longueur d’onde

Les questions régionales et internationales ont été au centre des discussions entre le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, en visite, hier, à Londres, et le secrétaire d’État des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni, Philip Hammond. Les deux hommes ont fait le tour de table de l’actualité régionale et internationale, au regard des développements survenus de la situation en Libye, le processus de paix au Mali, le conflit syrien et le problème de la migration, ainsi que le phénomène du terrorisme international. La visite du chef de la diplomatie algérienne, au Royaume-Uni s’inscrit dans le «prolongement» des échanges qu’a eu Lamamra, avec son homologue britannique, en visite en février dernier, en Algérie, et qui ont porté notamment sur les questions régionales, internationales et la coopération bilatérale. Sur la crise en Libye, le responsable britannique, Philip Hammond avait déclaré, février dernier, à partir d’Alger que «la Grande- Bretagne et l’Algérie partageaient la même position» quant à la résolution de la crise en Libye et «soutenaient (Alger et Londres, ndlr) les initiatives conduites par les Nations unies pour aboutir à une solution politique basée sur un dialogue inclusif», a-t-il souligné. De son côté, Lamamra a indiqué, février passé, en animant une conférence conjointe avec Philip Hammond, qu’alger et Londres «souhaitent, appellent et travaillent ensemble» à ce qu’«un gouvernement d’union nationale soit mis en place par les différentes forces politiques libyennes dans les plus brefs délais», avait souligné Lamamra. Hier, c’est à partir de Londres que les deux hommes ont réaffirmé leurs positions respectives sur la Libye, en soulignant la nécessité pour les Libyens de former leur gouvernement d’union nationale, en vue notamment pour faire face au terrorisme, qui profitant du chaos libyen a pu s’y implanter dans ce pays. Les deux hommes ont poursuivi, hier à Londres, leurs consultations politiques, sur fond des derniers développements survenus sur la scène internationale, notamment la Rencontre de Vienne, vendredi passé, sur la Syrie. Sur la question libyenne, les consultations entre les deux responsables ont permis de dégager une «convergence» de vue en faveur d’une solution politique consensuelle. Un règlement de la crise politico-institutionnelle et sécuritaire en Libye qui passe par la formation «rapide» d’un gouvernement d’union nationale et la réconciliation nationale, selon l’accord présenté par le Représentant spécial des Nations unies, Bernardino Leon, aux parties libyennes impliquées dans le processus du dialogue inter-libyen inclusif. Ce qui a été encore une fois réaffirmé, hier, par Alger et Londres, lors de la rencontre entre Ramtane Lamamra et Philip Hammond. Sur l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, Lamamra a exprimé son «opti misme» quant à la mise en œuvre des points contenus dans ledit document et a mis l’accent, notamment, sur «la nécessité» de renforcer le rôle de la Mission onusienne au Mali (Minusma) dans la stabilisation de la situation de ce pays. La régularité qui caractérise les consultations politiques entre Alger et Londres, «comme avec les autres pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies confirme le rôle pivot de notre pays sur la scène régionale et internationale» , a indiqué, lundi, le MAE dans un communiqué sur la visite de Lamamra à Londres. À propos de la Syrie, les deux ministres ont abordé la crise dans ce pays, à la lumière des nouvelles donnes survenues, notamment la rencontre de Vienne, tenue vendredi dernier, et qui marque un tournant notable pour aller vers une solution de la crise en Syrie.
Les deux responsables, Lamamra et Hammond ont abordé les efforts diplomatiques internationaux, en cours, suite à la dynamique politico-diplomatique de la rencontre de Vienne, sur la Syrie, qui a été sanctionné, notamment par la tenue prochainement d’une rencontre entre le gouvernement syrien et l’opposition, soit un dialogue inter-syrien. Par ailleurs, le problème de la migration a, également fait l’objet, selon l’APS, d’un échange de vues sur les solutions préconisées, en prévision du sommet qui se tiendra, les 11 et 12 novembre à la Valette, Malte. Autre question abordée par les deux responsables la coopération entre Alger et Londres, ainsi que les perspectives d’approfondissement et de son élargissement, possible au regard des avancées notables enregistrés, à ce jour, dans le cadre de cette coopération, à propos de laquelle les deux hommes se sont « félicités des étapes franchies ces dernières années ». Alger et Londres affichent une volonté politique pour le renforcement et l’élargissement de la coopération bilatérale à « de nouveaux secteurs », est-il précisé. Il a été notamment question lors du tête à tête entre les deux responsables de l’état de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme.

Karima Bennour

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