Crédit à la consommation : le retour dépend de la création d’une centrale des risques

Annoncé pour octobre, ensuite pour janvier 2015, et enfin pour le deuxième semestre 2015, le retour du crédit à la consommation dépend de l’installation de la centrale des risques. Celle-ci ne peut être créée donc, à en croire le gouverneur de la Banque d’Algérie, avant le deuxième semestre de 2015.

«On va créer une centrale entièrement nouvelle sous tutelle de la Banque d’Algérie et elle sera opérationnelle au deuxième semestre de 2015 », a déclaré dernièrement Mohamed Laksaci, en marge d’une conférence du gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne sur l’expérience de son pays dans le développement des centrales des risques. Selon lui, le lancement de la centrale des risques est précédé par des préparatifs intenses, tout en soulignant que l’Algérie peut bénéficier de l’expérience palestinienne dans ce domaine. Pour Laksaci, la Banque d’Algérie est prête pour la gestion des risques induits par le retour prévu au crédit à la consommation, dans le cadre de la loi de finances de 2015.Pour rappel, le retour du crédit à la consommation avait été décidé par la tripartie de février dernier, après avoir été suspendu en 2009 pour ne pas alourdir la facture des importations et encourager la production nationale.
Pour leur part, les agences bancaires n’attendent que la promulgation du décret exécutif à même de définir lequel, de l’entreprise ou du produit, sera prise en compte pour l’octroi de ce type de prêt dédié, rappelons-le, exclusivement à la production nationale.Selon les professionnels, la mise en place de ce produit bancaire ne posera aucun problème pour les institutions financières. Les banques savent faire le crédit à la consommation et sont organisés pour cela et ont les outils pour le mettre en œuvre.
Concernant les produits concernés par les crédits, on sait déjà que la production automobile sera dans la liste, mais la tâche est confiée aux responsables du ministère du Commerce, chargé de cette opération, pour définir les produits que les consommateurs peuvent acquérir par le biais de ce crédit à la consommation. C’est ce qui sera consacré, d’ailleurs, dans un projet de décret exécutif qui fixera les modalités pratiques pour lancer ce prêt. L’institution qui va donner l’habilitation à l’entreprise ou à son produit sera ainsi identifiée. Selon certaines informations, ce crédit à la consommation, dédié exclusivement à la production nationale, sera accordé sur la base de l’entreprise productrice ou son produit. Selon les responsables de la banque d’Algérie, les banques, sur la base d’une information venant d’une institution d’habilitation, désignée par les pouvoirs publics, vont de ce fait accorder ce crédit à la consommation. La mise en place du dispositif pour ce type de prêt doit remplir des conditions d’ordre législatif et organisationnel. Un dispositif prudentiel sera donc mis en place pour éviter le surendettement des ménages.
Il s’agit de trois mesures essentielles, à savoir un engagement signé par les emprunteurs sur les crédits déjà pris, la limite du crédit à un niveau variant entre 30 et 35% des revenus des ménages, la prévention des emprunteurs par sms à l’arrivée de la date de payement des échéances. Les banques disposent, actuellement, de centrales internes de risque, mais une centrale interbancaire est indispensable au niveau de la Banque d’Alger.
Cependant, la responsabilité de la gestion du budget domestique incombe aux ménages, avant qu’elle ne relève des banques.
I. B.

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