barrage de Djorf Ettorba (1)

Baisse du niveau d’eau du barrage de Djorf Ettorba (Béchar) : Plus de 20 tonnes de poissons d’eau douce morts asphyxiés

Pas moins de 20 tonnes de poissons d’eau douce sont morts asphyxiés à cause de la baisse du niveau des eaux au niveau du barrage de Djorf Ettorba, situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bechar, a-t-on appris dimanche de la direction locale de la Pêche et des Ressources halieutiques.

 »Plus de 20 tonnes de différentes espèces de poissons d’eau douce sont morts asphyxiés, selon les premières estimations effectuées dimanche par une équipe de spécialistes locaux en ressources halieutiques », a expliqué à l’APS la responsable de la communication de cette direction, Moumni Nacera. « La diminution du niveau des eaux retenues dans le barrage pour cause de sécheresse et les fortes chaleurs enregistrées actuellement dans la région sont à l’origine de ce désastre naturel », a-t-elle expliqué. « Il s’agit surtout de poissons de grande taille à savoir la carpe commune, le barbeau commun et la grande bouche ainsi que plusieurs autres espèces telles que le carassin commun, la carpe argentée, la carpe à grande bouche, l’ablette commune et le tilapia du Nil, asphyxiés suite à une importante baisse du niveau des eaux retenues dans cette infrastructure au début du mois de juillet », a-t-elle ajouté. Cette diminution importante du niveau des eaux du barrage réduit le taux d’oxygène dont les poissons ont besoin, selon les explications des cadres techniques de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT). L’opération de ramassage des poissons morts dans ce barrage, en cours, est menée par des travailleurs de l’ANBT et des citoyens volontaires, a indiqué le responsable local de l’ANBT, Abderhmane Barbaoui. Au niveau du lac de ce barrage, qui s’étend sur une superficie de 94 km2, cinq (5) investisseurs privés activent dans le domaine de la pèche continentale des espèces de poissons d’eau douce, avec une production estimée à la fin du mois de juin 2022 à 165 tonnes, a indiqué Mme Moumni, estimant que ce phénomène naturel  »aura sans doute des conséquences financières négatives pour ces investisseurs ».