La diplomatie iranienne a vivement réagi à l’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani, dénonçant un acte « criminel » et mettant en garde contre les conséquences d’une absence de réaction de la communauté internationale.
Dans un communiqué publié hier, le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné avec la plus grande fermeté cette opération, imputée à une attaque conjointe américano-sioniste. Il a tenu les Nations unies et le Conseil de sécurité pour « pleinement responsables » de la nécessité d’apporter une réponse « décisive et responsable » face à ce qu’il qualifie d’agression continue contre le peuple iranien. Le ministère a également averti que l’inaction des organisations internationales face à de tels actes pourrait entraîner l’humanité vers « l’immoralité et le chaos », évoquant un risque de dérive vers une « loi de la jungle ». Selon Téhéran, les conséquences de ce silence ne se limiteraient pas à la région, mais affecteraient l’ensemble de la communauté internationale. Les autorités iraniennes ont par ailleurs affirmé que ce type d’assassinat visant des dirigeants ne ferait que renforcer la cohésion nationale et la détermination des responsables à défendre la souveraineté et la sécurité du pays. « Le sang des martyrs est le chemin de l’honneur et de l’indépendance », conclut le communiqué, soulignant qu’il constitue une garantie pour la poursuite de la résistance face aux pressions extérieures.
Annonce officielle et réactions
La télévision d’État iranienne avait annoncé, mardi soir, le martyr d’Ali Larijani à la suite d’une frappe menée dans la nuit de lundi contre la capitale, Téhéran. Plusieurs responsables iraniens auraient également péri dans cette attaque. Dans la foulée, plusieurs mouvements palestiniens ont exprimé leurs condoléances. Le mouvement du Jihad islamique a salué en Larijani « un défenseur sincère de la cause palestinienne », tout en dénonçant une « agression criminelle » qui ne ferait que renforcer la détermination de l’Iran. De leur côté, les Comités de résistance palestiniens et leur branche armée, les Brigades Al-Nasser Salah al-Din, ont rendu hommage à une figure qu’ils décrivent comme un « leader engagé sur la voie d’Elqods», soulignant son rôle dans le soutien à la résistance palestinienne. Le mouvement de la résistance a également présenté ses condoléances à l’Iran, dénonçant une « agression flagrante » contre Téhéran et mettant en garde contre ses répercussions sur la stabilité régionale. Le mouvement a rappelé les positions de Larijani en faveur des droits du peuple palestinien et exprimé sa solidarité avec la République islamique face à ce qu’il qualifie d’escalade dangereuse. Cet assassinat intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, marqué par une multiplication des confrontations indirectes et des opérations ciblées. Pour Téhéran et ses alliés, cet événement constitue un tournant susceptible d’aggraver encore davantage l’instabilité régionale.
M. Seghilani














































