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ALORS QUE LES ENSEIGNANTS MENACENT DE PARALYSER L’ÉCOLE PRIMAIRE D’UNE GRÈVE ILLIMITÉE : Le ministère de l’éducation nationale aux abonnés absents

Le boycott des examens du premier trimestre ne leur a pas permis ainsi d’obtenir des réponses favorables à leurs doléances, les enseignants du cycle primaire n’écartent pas la possibilité de recours à des actions de contestation encore plus radicales. Entendre, l’entame d’une grève illimitée. Pendant ce temps, le ministère de l’Éducation nationale brille par un silence inexpliqué et n’a toujours pas réagi ou pris, du moins, des mesures évitant aux élèves d’être les otages de ce bras de fer.
Alors qu’elle compte se réunir en fin de semaine, la coordination nationale des enseignants du primaire n’écarte pas, en effet, le recours à une grève ouverte et illimitée à partir de la semaine prochaine, si leur situation ne venait pas à être réglée ces jours-ci ou du moins si aucun dialogue sérieux n’est entamé avec les responsables du ministère. Face à ce blocage et après l’échec des négociations avec le département de Belabed, cette coordination a carrément fait appel au chef de l’état, Abdekader Bensalah, à travers une lettre, le sollicitant à intervenir et régler leurs problèmes. Depuis dimanche, une participation massive à l’appel de boycott des compositions de fin de trimestre est enregistrée à travers les différentes wilayas du pays, notamment dans celles du centre. Ayant divisé au départ les grévistes en raison de ses répercussions administratives, ce boycott a finalement eu lieu au moment où ni le ministre ni ses cadres n’ont fait la moindre déclaration à ce propos. Les alternatives qu’il avait annoncées, pour éviter de prendre en otage les élèves semblent ne pas avoir été appliquées, créant ainsi une situation de désarroi en milieu parental. à rappeler que le mouvement des enseignants du primaire avait commencé le 6 octobre passé sous forme de grève d’une journée renouvelable chaque semaine, avant de passer à trois jours de grèves cycliques du lundi au mercredi, en plus du boycott de l’organisation des examens dont le coup d’envoi a été donné le dimanche 1er décembre. à rappeler également que le ministère avait décidé d’appliquer des mesures de sanctions contre ces enseignants, en recourant à des ponctions sur leurs salaires et leurs primes de rendement également. Les contestataires qui sont actuellement à l’échelle 11 du statut particulier réclament un reclassement sur l’échelle des salaires selon le principe « même diplôme même salaire ». Ils revendiquent également la réduction du volume horaire qui est de 26 heures par semaine et demandent à être déchargés de la surveillance des élèves lors des recréations et leur accompagnement à la cantine scolaire.
Ania Nait Chalal