ALORS QUE LA GRANDE BRETAGNE POURSUIT LES CONTACTS AVEC LE FRONT POLISARIO : Les manœuvres du Maroc tombent à l’eau

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Mû par son essence faite de duplicité, de mensonge, de roublardise et de traitrise, le Maroc a fait, pour les besoins d’une exploitation au titre de sa politique intérieure populiste, une lecture tronquée de la dernière résolution de l’Assemblée générale de l’ONU qui a enterré ses rêves expansionnistes de parvenir à un plébiscite de son prétendu plan de règlement du conflit du Sahara occidental qui foule aux pieds la légalité internationale et les droits du peuple sahraoui de disposer de son sort.
Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Omar, a réfuté les allégations mensongères et trompeuses avancées par le représentant de l’Etat occupant marocain lors des travaux de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a déconstruit les allégations de la diplomatie du mensonge qui s’évertue à vouloir présenter son échec cuisant comme un succès qui consacre ses visées coloniales.  S’appuyant sur des arguments et des preuves documentées, il a démonté et balayé d’un revers de la main, dans une lettre adressée lundi à Aglaia Balta, représentante permanente de la Grèce auprès des Nations unies et présidente en exercice du Conseil de sécurité, les allégations infondées du représentant marocain Omar Hilal, qui « a renoué, dans sa dernière déclaration devant la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), avec sa méthode habituelle consistant à falsifier les faits et à vouloir désespérément induire les États membres en erreur au sujet de la question du Sahara occidental ». C’est comme une volonté délibérée de faire avaler au monde une couleuvre pour lui faire admettre que la légalité internationale est loin d’être la ligne rouge que nul ne peut outrepasser.
« Comment le représentant de l’Etat occupant peut-il continuer à prétendre que le dossier de la décolonisation du Sahara occidental est définitivement clos, alors que les résolutions et décisions onusiennes répétées confirment que le territoire figure toujours parmi les dossiers de décolonisation inachevée et que le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination ? », s’est-il interrogé. M. Sidi Mohamed Omar a, à cet effet rappelé que l’AG des Nations unies et ses organes subsidiaires traitent la question du Sahara occidental comme une question de décolonisation, tandis que le Conseil de sécurité l’aborde comme une « question liée à la paix et à la sécurité », s’étonnant par ailleurs, du vote de l’État occupant marocain en faveur d’un projet de résolution demandant au Comité spécial de la décolonisation (Comité des 24) de continuer à traiter le Sahara occidental comme une question de décolonisation. Il faut préciser dans ce cadre que la dernière résolution de l’Assemblée générale des Nations unies contraint le Conseil de sécurité à se conformer au texte adopté qui présente le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination comme unique cadre légal et juste de règlement qui oppose le Front Polisario au Maroc.  Le Conseil de sécurité devra discuter de la prolongation du mandat de la Minurso, que le Maroc et ses soutiens espéraient enterrer lors des débats prévus les 30 et 31 octobre prochain et des modalités et organes à mettre en œuvre pour parvenir à la mise en place d’un comité chargé de l’organisation technique d’un référendum d’autodétermination.

Les soutiens à la cause sahraouie continuent à travers le monde
La Grande Bretagne, membre permanent du Conseil de sécurité qui a voté la dernière résolution adoptée par l’assemblée générale, maintient ses contacts avec le Front Polisario. Le gouvernement britannique a réaffirmé le maintien de ses contacts diplomatiques réguliers avec le Front Polisario, dans le cadre du soutien du Royaume-Uni au processus politique sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour le règlement de la question du Sahara occidental. Cette position officielle a été explicitée par Stephen Doughty, ministre d’État au ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), en réponse à une interpellation parlementaire de Brian Leishman, député du Parti travailliste pour la circonscription d’Alloa et Grangemouth.  Le parlementaire interrogeait le gouvernement sur le suivi des engagements et sur la planification de nouvelles rencontres de haut niveau avec la représentation sahraouie, dans la continuité des entretiens initiaux menés en août 2025. Dans sa réponse écrite, le ministre d’État a précisé que les échanges entre diplomates britanniques et représentants du Front Polisario se sont poursuivis de manière fluide et régulière.  Stephen Doughty a notamment révélé que les derniers contacts bilatéraux s’étaient tenus à Londres le 17 septembre dernier, puis à New York le 8 octobre, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies. Le responsable britannique a réitéré que le Royaume-Uni interagit activement avec l’ensemble des parties concernées afin de favoriser une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis et conforme aux principes fondamentaux de la Charte de l’ONU, au premier rang desquels figure le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Cette mise au point s’inscrit dans un contexte de vigilance et de débats parlementaires accrus à Westminster, où plusieurs députés britanniques continuent d’exhorter Londres à jouer un rôle moteur au Conseil de sécurité de l’ONU pour faire respecter la légalité internationale et le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ces contacts du gouvernement britannique s’inspirent de la nouvelle ligne des pensionnaires du 10 Downing street, qui contrastent avec celle de son prédécesseur qui soutenait l’axe dur des USA et de ses alliés dans les guerres qu’il menait à travers le monde. La reconnaissance de l’État palestinien, la condamnation des crimes israéliens à Ghaza et en Cisjordanie, et les contacts avec le Front Polisario sont autant d’indicateurs qui montrent que la Grande Bretagne, membre de plein droit au Conseil de sécurité est en train de prendre ses distances d’avec les puissances coloniales et leurs proxys.
Slimane B.