Les organisations politiques, sociales, féministes et universitaires, ainsi que les mouvements de solidarité au Venezuela, ont réaffirmé leur engagement en faveur de la lutte du peuple sahraoui pour l’autodétermination et l’indépendance. Cet engagement a été renouvelé jeudi, à l’occasion d’une rencontre de solidarité avec le peuple sahraoui organisée dans les salles du Musée national des Beaux-Arts, à Caracas.
Organisée avec la participation de l’Institut Simon-Bolivar pour la paix et la solidarité entre les peuples, cette rencontre a réuni des représentants d’organisations engagées dans la défense de la souveraineté des peuples, la lutte contre le colonialisme et la promotion de la solidarité internationale. Le programme a débuté par la projection du documentaire « 50 ans de résistance et de dignité sahraouies », réalisé par le collectif UTOPIX. Le film retrace le parcours de la résistance du peuple sahraoui depuis la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), en 1976. Une vidéo de salutation de l’ambassadeur sahraoui chargé des relations avec l’Amérique latine et les Caraïbes, Mohamed Azroug, a également été diffusée. Celui-ci a exprimé sa reconnaissance aux organisations vénézuéliennes pour leur soutien constant à la cause sahraouie. Au nom de l’ambassade de la RASD au Venezuela, Jamal Sidi a, pour sa part, remercié les organisations à l’origine de cette initiative, en particulier l’Institut Simon-Bolivar, pour sa contribution au renforcement des liens d’amitié et de solidarité entre le Venezuela et le peuple sahraoui. Il a également souligné la nécessité de poursuivre la mobilisation internationale en faveur du droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir. La rencontre a par ailleurs été marquée par la lecture d’un message d’Esteban Silva Cuadra, président de l’Association chilienne d’amitié avec la République sahraouie. Son intervention a mis en avant la dimension latino-américaine de la solidarité avec le peuple sahraoui et insisté sur l’importance de coordonner les efforts des organisations et des mouvements sociaux de la région.
Convergence des luttes pour la libération et la justice sociale
Les interventions des acteurs du mouvement de solidarité vénézuélien ont occupé une place importante dans les travaux. Liriu Reyes, militante bénévole, enseignante et représentante de la chaire El Ouali Mustapha Sayed à l’Université bolivarienne, ainsi qu’Alejandra Labria, militante féministe liée à la Marche mondiale des femmes, ont pris part à une session consacrée à la solidarité vénézuélienne avec le peuple sahraoui. Les participantes ont notamment abordé les convergences entre les luttes pour la libération, la justice sociale et le respect des droits des peuples.
De son côté, Blanca Eekhout, députée et présidente de l’Institut Simon-Bolivar, a mis en exergue le rôle de la solidarité internationale et des institutions engagées aux côtés des peuples qui luttent pour leurs droits. Elle a également souligné l’importance de préserver les espaces de rencontre, de partage d’expériences et d’action collective face aux différentes formes de domination coloniale. Cette initiative a ainsi constitué un espace d’échange et de mobilisation visant à consolider les liens de solidarité entre les organisations vénézuéliennes et la lutte du peuple sahraoui pour l’autodétermination et l’indépendance.
M. S.










