Samedi dernier, le président américain, Donald Trump, s’en est pris directement à Volodymyr Zelensky. Ce n’est pas le premier coup de sang de Trump contre Zelensky. Le 28 février 2025, le recevant au bureau ovale, Trump avait reproché au dirigeant ukrainien « de ne pas être reconnaissant » vis-à-vis des États-Unis qui l’aident dans sa guerre avec la Russie. Cette fois c’est différent, quoique Trump ne cesse de ressasser qu’il avait promis à plusieurs reprises qu’il « pouvait régler la guerre en Ukraine en 24 h », en vain. Visiblement Zelensky, dont le mandat présidentiel a expiré en mai 2024 et qui se maintient grâce à l’état de guerre de son pays, ne « veut pas de la paix ». C’est le président américain qui l’a encore affirmé samedi dernier. « Je pense que la Russie aimerait conclure un accord, et nous en avons parlé plusieurs fois, (…) mais pour une raison ou une autre, Zelensky ne veut pas conclure d’accord » a déclaré Trump aux journalistes, samedi dernier. Et d’ajouter « Le président Poutine aimerait voir un règlement, fortement ». Ces propos sont rapportés par Trump après le dernier échange téléphonique qu’il a eu avec le président Russe Vladimir Poutine. Des discussions qui ont abouti à un accord qui prévoit la fourniture par la Russie de plusieurs millions de tonnes de gasoil aux États-Unis. Ce qui devra baisser le prix à la pompe au profit des américains. Ce qui, du même coup, aiderait Trump avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Pour toutes ces raisons, le président américain, Donald Trump, n’a pas hésité à exiger de Zelensky « de cesser les frappes contre les raffineries russes qui ne font qu’aggraver le problème mondial de pénurie de diesel. Il a même été plus loin en précisant : « Il est temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président…Je leur suggère de se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord ». Kirill Dmitriev, le principal négociateur économique de Vladimir Poutine, a salué les propos de Donald Trump sur l’abandon de son soutien à l’Ukraine. Il considère la position américaine « d’historique ». Réagissant sur X, Volodymyr Zelensky se dit certain que : « les cadeaux à Poutine n’apporteront ni la paix ni aucun bénéfice au monde civilisé ». Le plus curieux dans cette affaire est la corruption estimée à des centaines de millions d’euros, qui a cours dans les rouages de l’État ukrainien, parmi les proches de Zelensky, sans que les pays de l’Union européenne (UE) ne trouvent à redire et continuent leurs aides. Globalement l’aide financière de l’UE à l’Ukraine se situe entre 215 et 229 milliards d’euros depuis 2022. Nous sommes face à une rupture entre les États-Unis et l’actuel dirigeant ukrainien, Volodymyr Zelensky. Une véritable « foudre » politique dans le camp occidental. Le Royaume-Uni a réitéré, par la voix de son premier ministre, « sa totale solidarité » avec l’Ukraine. Du côté de l’Élysée, aucune réaction officielle, au moment où nous écrivons ces lignes. Quant à BHL, l’inconditionnel de Zelensky, il a qualifié Trump de « misérable » !
Zouhir Mebarki
