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Souveraineté, sécurité et développement : La voix forte des dirigeants africains à la tribune de l’ONU

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Des présidents et des représentants des chefs d’Etats africains ont plaidé pour une gouvernance mieux adaptée aux réalités internationales lesquelles ont et révèlent au grand jour, la place incontournable et de surcrôit légitime de nombreux pays, notamment ceux du Sud global, sans manquer d’exiger une place plus affirmée de l’Afrique, en matière de gouvernance, d’économie, de gestion des ressources et de sécurité.
Ces thématiques, entre autres, ont constitué les axes principaux des déclarations à la tribune onusienne de nombreux dirigeants et les responsables diplomatiques africains qui se sont succédés à la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, depuis 22 septembre dernier, pour évoquer les priorités et les urgences de leurs pays respectifs et du continent en général sur plusieurs questions liées notamment aux crises sécuritaires, à l’économie, à la justice historique, à la gouvernance, au maintien de la paix, entre autres sujets. Pour ne citer que l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Niger, le Mali et d’autres.

Le développement, la paix, la sécurité et la réforme de l’architecture financière internationale au centre des appels de dirigeants dont de l’AES
Le Niger a dans son discours aux pays membre de l’Onu, dénoncé « le néocolonialisme et le plan de déstabilisation » Présent à l’Assemblée générale onusienne, le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine a abordé plusieurs sujets brûlants, comme « l’effritement des relations internationales » sur fond du non-respect de l’esprit et des textes de la Charte de l’Onu, sans manquer de réaffirmer « le soutien à la solution à deux États en Palestine ». Aussi le Niger n’a pas manqué de mettre l’accent sur la nécessité d’un siège pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU, une exigence africaine, aussi pour de corriger une erreur historique. Sur le plan régional, le responsable nigérien a qualifié, le redressement des pays du sahel pour changer ce qu’ a été durant des décennies la la situation au Sahel « guerre de libération contre une recolonisation », laquelle sous plusieures figures ne visaient qu’ à faire perdurer l’exploitation des capacités et ressources africaine via « la convoitise de ses ressources naturelles ». Le chef du gouvernement a accusé, « la France et son président, Emmanuel Macron, de manipulation, d’alliances avec des subordonnés locaux et d’appui ukrainien pour déstabiliser la région », allusion en autre, au dernier coup d’état avorté contre Niamey, grâce à la vigilance de ses dirigeants et son voisin l’Algérie, un allié dans sa politique de stabilisation de la région du sahel pour assurer un aller certain vers le développement socio-économique de la région au profit de ces peuples et sur la base de leurs intérêts, et non d’ex-puissances coloniales à leur tête la France, et des intrus, à l’exemple des Emirats Arabe uni, exécutant les plans d’autrui, dont celui de l’entité sioniste visant le continent. Il a en outre mis en garde contre des « proxys français, appuyés par l’Ukraine » qui envisagent , selon lui, « d’attaquer les positions militaires et les installations pétrolières du Niger ». A leur adresse, il promet « réponse ferme aux tentatives de recolonisation par la peur ou la violence » ou tout autre voie, sur fond de la détermination africaine d’en finir avec l’hégémonie d’ex-puissances coloniales en Afrique.

« Nous ne voulons plus être un simple rouage de l’économie mondiale »
Portant la voix du Mali et de l’Alliance des États du Sahel, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a mené une offensive diplomatique, axée sur les questions du développement, de la paix et de la sécurité. Présent également à New York, le chef de la diplomatie du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a, pour sa part, profité de la commémoration du 40ᵉ anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement pour appeler « à réduire les inégalités et à réformer l’architecture financière internationale ». Le ministre a plaidé pour un modèle de « développement endogène, souverain et durable, fondé sur la transformation locale des ressources et le renforcement des capacités nationales » La Guinée, son président Mamadi Doumbouya a plaidé pour une gouvernance adaptée aux particularités africaines, aux réalités historiques, sociales et culturelles des pays africains ». Dans ce registre, il a rappelé : « J’avais dit que le modèle de gouvernance importé, sans discernement, sur notre continent, peinait à porter les fruits attendus par nos populations. Je le maintiens » avait-il déclaré à la tribune de l’Onu. Concernant les transformations envisagées en Guinée, le président a évoqué le mégaprojet dédié au secteur minier et celui des infrastructures, Simandou 2040. La Guinée ambitionne d’exploiter l’un des plus grands gisements de minerai de fer au monde pour accompagner « la transformation structurelle de l’économie guinéenne sur les années à venir ». Renforcer la sécurité nationale grâce à la MONUSCO et œuvrer pour une transformation locale des ressources minières ont été au centre du discours de la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa. Elle a défendu la présence de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO)
« pour répondre aux réalités sécuritaires sur le terrain et pour continuer de «jouer un rôle essentiel dans la protection des civils, le suivi du cessez-le-feu et le soutien des mécanismes convenus ». Sur le plan économique, la dirigeante du gouvernement congolais a souligné la nécessité de renforcer l’économie de son pays via la transformation locale des ressources minières. « Nous ne voulons plus être un simple rouage de l’économie mondiale ; nous voulons devenir un atelier, un laboratoire et un partenaire souverain », a-t-elle martelé, exprimant le souhait de transformer davantage de ressources stratégiques tout en formant et en soutenant les compétences locales. « Avec nos partenaires africains et internationaux, nous voulons construire des chaînes de valeur régionales compétitives qui créent des emplois, des compétences et une prospérité partagée », a-t-elle ajouté.
R. I.

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