Plus qu’une semaine. Ils étaient 12 millions à la rentrée l’an dernier. Lundi prochain, les élèves du cycle primaire, moyen et secondaire, qui rejoindront l’école seront, forcément, plus nombreux. Ceci après un report de quinze jours qui aura permis, principalement, d’achever les travaux de réalisation de nouveaux établissements scolaires et la réfection de plusieurs autres. Mais pas que. Un report décidé par le Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, afin que tous les écoliers d’Algérie bénéficient des mêmes conditions d’une bonne reprise scolaire. Ce qui a permis, par exemple, de mieux préparer les conditions de transport des écoliers et d’ouvrir leurs cantines en même temps que les portes de l’école. Même les parents auront profité de ce report pour finaliser leurs achats et garantir à leurs enfants une bonne rentrée. Un report qui a été également mis à profit par le gouvernement pour mettre à exécution les quatre grandes instructions énoncées par le Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, lors du dernier Conseil des ministres du 6 septembre dernier. La première de ces instructions s’adresse au secteur de l’Éducation nationale. Il s’agit d’assurer « une meilleure exploitation des acquis et des avantages récemment réalisés dans le secteur de l’éducation, dans le cadre d’une gestion méthodique et étudiée, à même d’assurer la qualité et la performance nécessaires pour une rentrée scolaire réussie » précise le communiqué. La seconde est de procéder à « un investissement judicieux dans les ressources humaines considérables dont dispose désormais le secteur, lesquelles ont acquis une grande expérience depuis l’indépendance ». Ce qui a été suivi du lancement par le ministère de l’Éducation nationale, dès le 9 septembre dernier, de l’opération « de transfert des enseignants par permutation à l’intérieur de la wilaya et en dehors de leur administration employeuse (hors wilaya) ». Ceci pour « rapprocher les enseignants de leurs lieux de résidence, dans l’intérêt commun des élèves et des enseignants ». L’opération s’achèvera jeudi prochain. Ce qui permettra « l’installation des enseignants dont les demandes auront été acceptées dans leurs nouveaux établissements, le 20 septembre courant », conclut le communiqué du ministère. Le troisième point concerne l’ordre donné par le Chef de l’État « de tenir l’école à l’écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, afin que le débat au sein du secteur demeure purement pédagogique », Suite à quoi, Mohamed Seghir Saâdaoui a dû annuler par arrêté du 9 septembre dernier, sa décision N°20 du 28 juillet dernier. Celle qui concernait une réforme scolaire qu’il avait élaborée et qui a été re-toquée par le Chef de l’État. Dans son 4ème point, le président Tebboune a été plus que ferme en précisant de « s’abstenir de tout tapage médiatique concernant d’éventuels changements dans le secteur de l’Éducation, chaque proposition devant être débattue exclusivement en Conseil des ministres ». C’est si clair qu’il n’y a nul besoin de commenter. Fin de la récré!
Zouhir Mebarki






