Le gouvernement se trouve désormais à neuf jours de l’échéance fixée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour finaliser le texte de loi portant modification du Code pénal et consacrant la réintroduction de la peine de mort avec exécution à l’encontre des personnes impliquées dans les incendies volontaires.
L’instruction présidentielle avait été donnée lors d’une réunion consacrée à l’examen des conséquences des incendies ayant touché plusieurs wilayas du pays. S’adressant au ministre de la Justice, le chef de l’État avait ordonné de préparer les modifications nécessaires du Code pénal avant le 15 septembre, afin de durcir les sanctions contre les auteurs d’incendies criminels. Cette instruction intervient dans un contexte marqué par l’ampleur des dégâts humains, agricoles et matériels provoqués par les incendies. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer la réponse judiciaire face aux actes intentionnels considérés comme particulièrement graves. À l’approche de l’échéance fixée, le ministère de la Justice est ainsi appelé à finaliser le texte devant traduire cette orientation présidentielle dans le cadre juridique. La nouvelle disposition devra notamment déterminer les conditions et les circonstances dans lesquelles la peine capitale pourrait être prononcée contre les personnes reconnues coupables d’incendies volontaires.
Un durcissement contre les réseaux de drogue
Cette orientation s’inscrit dans une démarche plus large de durcissement de la lutte contre la criminalité organisée et le trafic de stupéfiants. Lors d’une réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par Abdelmadjid Tebboune, de nouvelles mesures ont été annoncées pour renforcer la lutte contre les réseaux de drogue. Parmi ces mesures figure la mise en place d’un organe sécuritaire spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants, ainsi que la création d’une prison de haute sécurité à Tanezrouft, dans le Grand Sud du pays. Cette infrastructure est destinée notamment à accueillir les barons de la drogue et les membres de réseaux criminels considérés comme particulièrement dangereux.
Le choix d’un établissement carcéral à sécurité renforcée répond à la volonté des pouvoirs publics d’empêcher les responsables des réseaux criminels de poursuivre leurs activités depuis les établissements pénitentiaires et de renforcer le contrôle sur les détenus liés au crime organisé. À travers ces différentes mesures, les autorités affichent ainsi une volonté de renforcer à la fois la réponse pénale et le dispositif sécuritaire face aux crimes les plus graves.
Sarah O.







