GHAZA : Les nouveau-nés en danger 

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La pouponnière de l’hôpital Al-Tahrir, relevant du complexe médical Nasser, fait face à une pression croissante en raison de l’augmentation du nombre de nouveau-nés nécessitant des soins médicaux spécialisés, notamment les prématurés et les nourrissons souffrant de pathologies et de complications respiratoires.

La situation au sein du service illustre l’ampleur de la pression qui pèse sur les structures de soins néonatals. Lors d’un épisode particulièrement critique, dix nouveau-nés ont été admis simultanément alors qu’aucun lit n’était disponible et que les réserves supplémentaires d’oxygène ne permettaient pas d’accueillir de nouveaux patients.

Cette situation témoigne d’un besoin croissant en lits et en équipements de soins néonatals, alors que le nombre d’enfants souffrant de problèmes respiratoires et de graves infections des bronchioles continue d’augmenter.

Certains nourrissons développent également une insuffisance respiratoire, tandis que les admissions de bébés prématurés se multiplient. Le directeur de l’hôpital Al-Tahrir, au sein du complexe médical Nasser, le Dr Ahmed Al-Farra, fait état d’une importante saturation du service, soulignant qu’un grand nombre de nouveau-nés pris en charge présentent des maladies et des complications respiratoires.

« Une grave vague de bronchiolites touche plusieurs enfants, tandis que certains souffrent d’une défaillance du système respiratoire », a-t-il déclaré à la presse, précisant que le service accueille également un nombre élevé de prématurés. Selon le responsable hospitalier, cette situation est directement liée aux conséquences de la guerre ainsi qu’aux conditions sanitaires et humanitaires catastrophiques qui prévalent dans la bande de Ghaza.

La surpopulation au sein de la pouponnière augmente notamment les risques de transmission des infections entre les nouveau-nés et accroît la probabilité que certains d’entre eux ne bénéficient pas du niveau de soins requis dans des conditions normales.

Le Dr Al-Farra souligne que les conséquences de cette saturation ne concernent pas uniquement les nourrissons. Elles alourdissent également considérablement la charge de travail des médecins et des équipes soignantes, confrontés à un nombre croissant de cas nécessitant une surveillance et des soins continus, dans un contexte marqué par des ressources limitées.

Un besoin urgent de renforcer les capacités

Le directeur de l’hôpital Al-Tahrir appelle ainsi à renforcer le fonctionnement et les capacités d’accueil des établissements hospitaliers, tout en assurant la disponibilité des équipements et des moyens indispensables à la prise en charge des nouveau-nés. Il insiste sur la situation particulièrement vulnérable des enfants palestiniens, qui, selon lui, subissent les conséquences des conditions sanitaires et humanitaires désastreuses dès la grossesse et immédiatement après leur naissance.

Le Dr Al-Farra plaide également pour une intervention urgente afin d’augmenter les capacités d’accueil des services néonatals, notamment à travers la mise à disposition de lits supplémentaires, de sources d’oxygène et de fournitures médicales essentielles.

Dans ce contexte, la pouponnière de l’hôpital Al-Tahrir se trouve confrontée à un double défi : une hausse constante du nombre de nouveau-nés nécessitant des soins spécialisés et une capacité d’accueil limitée par le manque de lits, d’oxygène et d’équipements médicaux.

Le renforcement urgent des services de soins néonatals apparaît ainsi indispensable pour réduire les risques auxquels sont exposés les nourrissons les plus vulnérables.

M. Seghilani