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QUESTION SAHRAOUIE : La Suède réussit un large consensus autour du plan onusien

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Les principaux partis politiques suédois ont réaffirmé leur attachement au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément au droit international et aux résolutions des Nations unies, tout en rejetant toute approche qui s’écarterait du cadre de la légalité internationale dans le traitement de la question du Sahara occidental. C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par l’organisation suédoise article 2, spécialisée dans les droits de l’Homme et les questions humanitaires. Selon cette étude, fondée sur les positions des partis représentés au Parlement suédois, un « large consensus » se dégage en faveur d’un règlement de la question du Sahara occidental exclusivement dans le cadre des Nations unies, garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, tel que consacré par les conventions internationales et les résolutions pertinentes de l’ONU. L’organisation souligne que plusieurs formations politiques suédoises considèrent le respect du droit international comme le fondement essentiel de toute position responsable concernant ce conflit. Elle estime que toute initiative s’éloignant de ce cadre risque d’affaiblir la crédibilité des efforts internationaux visant à mettre un terme à ce qui est présenté comme le dernier processus inachevé de décolonisation sur le continent africain. Le directeur des programmes d’Article2, Sinan Ferhan, a déclaré que « le soutien aux positions de la puissance occupante marocaine est incompatible avec le principe de l’autodétermination », ajoutant que « l’imposition d’une vision unilatérale de l’avenir du territoire occupé compromet le processus politique conduit par les Nations unies et s’éloigne des exigences de la légalité internationale ». L’étude met également en avant la position du Parti social-démocrate suédois, donné favori par les sondages en vue des prochaines élections, qui réaffirme son engagement en faveur du respect du droit international.
Cette orientation est partagée par l’ensemble des partis ayant participé à l’enquête, lesquels ont exprimé leur attachement à la défense de l’ordre juridique international et du multilatéralisme sous l’égide des Nations unies, considéré comme le seul cadre susceptible de permettre un règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental. Par ailleurs, Article2 rappelle que le peuple sahraoui vit depuis plus de cinquante ans sous occupation marocaine. L’organisation affirme que cette occupation s’accompagne de l’exploitation des ressources naturelles du territoire et de l’extension des politiques de colonisation, en violation du droit international, des résolutions des Nations unies ainsi que des décisions rendues par les juridictions internationales et européennes concernant le Sahara occidental. Le secrétaire général de l’organisation, Brian Kelly, estime que le consensus observé parmi les partis politiques sur la nécessité de respecter le droit international constitue « un indicateur important » du maintien de la question du Sahara occidental au cœur du débat politique suédois. Dans son rapport, article2 précise que cette étude, réalisée au cours du mois de juin dernier, repose sur un questionnaire écrit adressé à l’ensemble des partis représentés au Parlement suédois, notamment les partis du Centre, des libéraux, des verts, des modérés, les sociaux-démocrates, les Démocrates de Suède et le Parti de gauche, afin de recueillir leurs positions sur le processus onusien de règlement de la question du Sahara occidental. La majorité des formations politiques ont répondu à cette consultation. Les conclusions de l’étude témoignent ainsi, selon l’organisation, de la persistance de l’attachement de la classe politique suédoise aux principes du droit international et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dans un contexte marqué par la multiplication des appels en faveur de la fin de l’occupation marocaine et de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à la liberté et à l’indépendance, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions de l’Organisation.
M. S.

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