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SERVICES DE SANTÉ : L’IA et les technologies spatiales pour développer le secteur

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La technologie numérique est désormais un pilier fondamental du développement des services de santé et de l’amélioration de la qualité de la prise en charge des citoyens, a déclaré le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, lors de l’ouverture de deux congrès consacrés aux innovations récentes dans le domaine de la santé à Tlemcen.
Lors de son intervention, par visioconférence à l’ouverture des travaux du 12e congrès du Laboratoire de recherche sur le diabète et du 18e congrès de l’Association académique de médecine interne, tenus à la Faculté de médecine de l’Université Abou Bekr Belkaïd, le ministre a fait savoir que « l’intelligence artificielle constitue un outil innovant pour le diagnostic précoce, l’analyse des données sanitaires, ainsi que l’optimisation de la planification et de la prise de décision ».
Il a ajouté que « les technologies spatiales et les techniques de télédétection contribuent à la transmission des informations géographiques, au renforcement des systèmes, à l’identification des zones vulnérables et au suivi de la propagation des maladies, permettant ainsi des interventions plus efficaces et le renforcement des politiques publiques ». Pour le ministre, « l’intégration de l’intelligence artificielle avec la télédétection et les systèmes d’information géographique représente une stratégie majeure pour améliorer, développer et renforcer la résilience des systèmes de santé face aux défis ». M. Aït Messaoudene a précisé que « cette approche se concrétise à travers le partenariat établi entre son ministère, l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) dans les domaines de l’échange et de l’analyse des données, ainsi que de l’élaboration de cartes thématiques ». Cette coopération permettra, « d’orienter les interventions sanitaires et de prendre des décisions fondées sur des bases scientifiques rigoureuses », a-t-il relevé. Il a toutefois souligné que son succès demeure « tributaire du renforcement de la coopération intersectorielle et de la complémentarité des efforts entre les différents acteurs concernés ». Mettre les avancées technologiques au service du citoyen et du développement durable : Dans le même contexte, il a précisé que « l’échange de données et d’expertises, ainsi que la coordination des politiques entre ces acteurs constituent un fondement essentiel pour bâtir un système intégré capable de prévenir les maladies, de réagir rapidement aux risques, de prendre des décisions fondées sur les preuves scientifiques et les données précises, et de mettre les avancées technologiques au service du citoyen et du développement durable ». Des outils numériques pour une gestion plus efficace des maladies : De son côté, le directeur général de l’Agence spatiale algérienne, Azzedine Oussedik, a évoqué l’accord de coopération conclu entre son organisme et l’ANSS, détaillant que cet accord porte sur l’utilisation des systèmes d’information géographique et des images satellitaires afin d’identifier les zones propices à la propagation et à l’implantation des insectes vecteurs de maladies, ainsi que sur la collecte de données relatives aux infrastructures sanitaires réparties à travers le pays. Il a souligné que « ces outils constituent une base scientifique facilitant la prise de décision des responsables du secteur de la santé pour améliorer les services offerts aux patients ».
Vers un système de santé intégré et fondé sur les données scientifiques : Pour sa part, le président du conseil scientifique par intérim de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Sofiane Samir Salah, a indiqué que « les innovations récentes, notamment celles liées à la télédétection, représentent des outils stratégiques d’aide à la décision dans les domaines de l’environnement et de la santé ». Il a insisté sur « la nécessité d’élaborer une stratégie nationale de santé permettant d’exploiter efficacement ces innovations au bénéfice direct des patients ». Il a également mis en avant le fait qu’« en l’espace d’une seule année, une amélioration notable a été observée dans la prévention de certaines maladies transmises par les insectes grâce aux technologies d’imagerie satellitaire des foyers de contamination ». Ces technologies ont permis l’élaboration de cartes précises localisant ces foyers et facilitant leur contrôle.
L. Zeggane

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