La scène internationale confirme les tendances révélées par l’agression américano-sioniste contre l’Iran. D’un côté, l’Espagne, pays membre de l’OTAN (certes, adhésion tardive en mai 1982), refuse que son espace aérien serve aux États-Unis pour son agression contre l’Iran et, d’un autre côté, l’Ukraine vole aux secours de pays arabes du Golfe alliés des États-Unis.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a vivement critiqué la visite de Volodymyr Zelensky dans plusieurs États du Moyen-Orient, accusant le chef du régime de Kiev de chercher à «exploiter» les pays de la région. On connaît les accointances de l’Ukraine avec les Émirats arabes unis dans la démarche de déstabilisation de pays africains. Les médias ont fait état de la volonté de l’Ukraine d’aider l’entité sioniste face à la riposte iranienne. Des positions ukrainiennes dans le Golfe ont déjà été ciblées et détruites par les Iraniens. Le plus significatif est la position de l’Espagne qui agit dans le sens contraire à l’Ukraine. Le quotidien espagnol El País a rapporté que Madrid a fermé son espace aérien aux aéronefs impliqués dans la guerre contre l’Iran. Le journal explique que cette interdiction concerne non seulement les bases aériennes de Rota (Cadix) et de Morón de la Frontera (Séville) pour les avions de chasse ou ravitailleurs participant à l’attaque, mais aussi les aéronefs américains basés dans des pays tiers, comme le Royaume-Uni ou la France. Auparavant, et en raison de son opposition à l’agression américano-sioniste contre l’Iran, marquée par des massacres de civils et des attaques contre les infrastructures civiles et les installations énergétiques du pays, l’Espagne avait rappelé définitivement son ambassadeur dans l’entité sioniste le 11 mars. Par ailleurs, Téhéran affirme que les forces d’agression américano-sionistes tentent de semer la discorde et la tension entre l’Iran et ses voisins régionaux et de créer une rupture dans les relations existantes en ciblant les infrastructures civiles et en accusant l’Iran, après avoir échoué à atteindre leurs objectifs. Les responsables iraniens appellent ces pays à la vigilance face aux manœuvres de déstabilisation orchestrées par les ennemis, exigeant la fin de la présence militaire américaine et sioniste dans la région. Ils confirment que seuls les bases militaires, les troupes et les intérêts américains dans la région, ainsi que les infrastructures et installations militaires, sécuritaires et économiques sionistes, resteront des cibles pour les forces iraniennes.
Sur le terrain, les forces armées iraniennes maintiennent leur riposte, soutenue directement par la population qui manifeste sans cesse, partout en Iran, contre les agresseurs américano-sionistes, et soutenue également, indirectement, par les manifestations anti-Trump qui se déroulent aux États-Unis et qui rassemblent des millions d’Américains. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a commenté les manifestations « Non aux rois » dans une publication sur la plateforme « X », déclarant : « Bienvenue à ce que nous avons commencé il y a 47 ans. C’est la voix du peuple iranien, et nous soutenons cette voie. »
De son côté, le président américain Donald Trump, renouvelant sa version à propos de prétendues « négociations », a menacé de détruire complètement les centrales électriques, les puits de pétrole et l’île de Kharg en Iran si aucun accord n’est conclu et si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert. La cote de popularité de Trump est au plus bas depuis son entrée à la Maison Blanche en raison de la guerre qu’il mène contre l’Iran, et le soutien public à cette guerre et à ses objectifs est en déclin, avec une opposition généralisée à l’option militaire. L’Iran a annoncé, hier, avoir lancé la 87e vague de son opération de riposte à l’aide de missiles balistiques ainsi que des drones kamikazes ciblant des bases et du personnel militaire américains, ainsi que des centres militaires et de sécurité de l’entité sioniste. Au sud-Liban, la Résistance libanaise poursuit sa riposte ciblant les soldats, les chars et les installations de l’armée sioniste.
M’hamed Rebah













































