Accueil À LA UNE EFFET DE LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT : Le pétrole flambe

EFFET DE LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT : Le pétrole flambe

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L’évolution à la hausse des prix du pétrole est liée à la situation dans le Golfe avec le risque de fermeture du détroit d’Ormuz du fait de la guerre qui y fait rage après l’agression américano-sioniste contre l’Iran.
L’agence Bloomberg a rapporté que des dizaines de pétroliers chargés s’accumulent dans le Golfe après des attaques près du détroit d’Ormuz, entraînant la fermeture quasi totale de cette voie maritime. Cette situation perturbe la logistique régionale, ralentit les exportations et menace la production à court terme. L’agence a confirmé que le détroit d’Ormuz, qui relie certains des plus grands producteurs mondiaux à leurs acheteurs, est devenu une zone pratiquement impraticable. Les experts expliquent que le détroit d’Ormuz est le goulet d’étranglement par lequel passe une part massive des expéditions mondiales : environ 20 % du pétrole mondial transite par le détroit, y compris les exportations d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d’Irak, du Koweït et d’Iran, ainsi que d’importantes quantités de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar.
Le flux quotidien tourne autour de 21 millions de barils/jour.  Hier, les sites spécialisés ont fait savoir que « le pétrole Brent a bondi au démarrage, avec une volatilité extrême allant jusqu’à dépasser les 80 dollars le baril, avant de se « stabiliser » à des niveaux toujours très élevés ». Leurs spécialistes expliquent que « le marché considère Ormuz comme paralysé, pas forcément fermé officiellement, mais rendu quasi impraticable par le risque, l’assurance et la logistique.
Tant que le trafic maritime reste dégradé, le baril peut rester durablement cher même si l’Opep+ ouvre légèrement les vannes ». Au cours de cette rencontre de coordination, à laquelle a participé le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, les participants ont pris cette décision à l’issue d’un « échange approfondi et constructif sur les perspectives à court terme du marché pétrolier international, dans un environnement économique encore empreint d’incertitudes, mais porteur de signes encourageants d’amélioration graduelle », a expliqué le ministère des Hydrocarbures et des Mines dans un communiqué.
À travers cette décision, il s’agit de reprendre le plan du retour progressif de leurs niveaux de production avant les réductions volontaires, entamé en avril 2025 et suspendu durant le premier trimestre 2026.
Des experts ont estimé que les ministres de l’OPEP+ s’intéressent davantage à la question la plus urgente, à savoir la sécurité des champs pétroliers et gaziers ainsi que des expéditions de pétrole et de gaz via le détroit d’Ormuz.
Avant cette réunion, ils avaient prédit que les prix du pétrole resteraient élevés, mais qu’ils augmenteront lentement jusqu’à ce que les données réelles confirment une véritable perturbation.
En l’absence de perturbations significatives dans la navigation à travers le détroit d’Ormuz ou de dommages importants aux infrastructures iraniennes pour les grands champs pétrolifères ou l’île de Kharj, ils ne s’attendent pas à ce que le prix du pétrole dépasse les niveaux précédents à court terme. Hier, le ministère saoudien de l’Énergie a annoncé l’arrêt préventif de certaines unités opérationnelles de la raffinerie de Ras Tanura, d’une capacité de 550 000 barils par jour, située sur la côte du Golfe, après qu’elle a été ciblée et qu’un incendie s’est déclaré lors d’une attaque menée par deux drones iraniens. Le ministère a confirmé, dans un communiqué, que cet arrêt était préventif et que « l’approvisionnement des marchés locaux en pétrole et en produits dérivés ne sera pas affecté ».
Le Wall Street Journal a rapporté lundi que les prix du gaz naturel ont augmenté d’environ 25 % en Europe, le continent restant extrêmement vulnérable aux répercussions d’une guerre contre l’Iran.
Une grande partie du gaz naturel liquéfié (GNL) européen provient du Qatar via le détroit d’Ormuz, voie maritime vitale où le trafic commercial est quasiment à l’arrêt, estime le journal.
M’hamed Rebah

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