Des juristes et défenseurs des droits humains sahraouis ont fermement condamné l’organisation, par les autorités marocaines, d’un forum économique dans la ville sahraouie occupée de Dakhla, dénonçant une violation flagrante du droit international et une tentative de légitimer l’occupation du Sahara occidental.
Dans un communiqué, la section locale du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme (CODESA) à Dakhla a critiqué la participation du ministre marocain de l’Industrie et du Commerce à l’ouverture de la deuxième édition du prétendu forum africain « Seafood 4 Africa ». CODESA a qualifié cette présence de « transgression claire des principes du droit international » et a accusé l’occupation marocaine de poursuivre ses politiques de colonisation et d’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental. Les juristes sahraouis, ont appelé la communauté internationale à intervenir afin de mettre fin à ces pratiques et de garantir le respect du droit international et des droits humains dans le territoire occupé. Pour sa part, le militant sahraoui Hassan Zerouali, a dénoncé l’organisation de ce forum à Dakhla, affirmant que les Sahraouis rejettent ce type d’événements qu’ils considèrent comme un instrument de légitimation de l’occupation. Il a averti que ces manifestations s’accompagnent souvent de mesures de répression, incluant la surveillance des domiciles et des arrestations arbitraires de militants et défenseurs des droits humains. L’Autorité sahraouie du pétrole et des mines a également mis en garde contre la poursuite de l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental sans le consentement de son peuple. Elle a rappelé que le Sahara occidental est juridiquement distinct du Maroc et que toute activité économique menée sans l’accord de sa population et de son représentant légitime, le Front Polisario, constitue une violation du droit international. Selon l’Autorité, plusieurs décisions judiciaires internationales, dont celles de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, ont confirmé le statut distinct du Sahara occidental et l’illégalité de l’exploitation de ses ressources naturelles sans l’accord de sa population. Ces organisations estiment que l’organisation de tels forums économiques à Dakhla ne répond pas à des objectifs de développement, mais s’inscrit dans une stratégie de fait accompli visant à masquer la réalité de l’occupation et à renforcer la répression dans le territoire sahraoui.
M. Seghilani















































