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IL CIBLE L’ALGÉRIE, PAYS EN SYMBIOSE AVEC LA TUNISIE : La mission Marzouki

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L’ancien président de la République de Tunisie, Moncef Marzouki, a encore une fois raté l’occasion de se taire. Ce dernier, qui se veut un défenseur acharné des droits de l’Homme, s’est illustré ces derniers mois par des positions et des déclarations inamicales, parfois haineuses contre notre pays. En effet, le sieur  Marzouki, depuis la fin de son mandat, s’est découvert des qualités de défenseur des droits de l’Homme.

Seulement cette guerre qu’il mène contre l’arbitraire est à géométrie variable puisqu’il semble frappé de cécité quand il s’agit de soutenir les combats des peuples en lutte, de dénoncer le génocide contre le peuple du Yemen, le supplice des Ouïghours en Chine et des Rohingya en Birmanie ou de dénoncer la guerre dans la région du Sahel qui a jeté dans le désert des milliers de familles du Niger et du Mali.
Marzouki donne tout l’air d’être un chargé de mission tant ses sorties médiatiques sont réglées en fonction de la situation politique dans la région. Il donne même l’impression de vouer une haine viscérale à notre pays. Mais en versant dans ses gesticulations et ses élucubrations, Marzouki donne l’impression de vouloir faire oublier au peuple tunisien ses échecs dans la gestion des affaires du pays quand il était aux commandes. Il avait promis monts et merveilles aux tunisiens, lors de sa campagne électorale. Il devait relancer l’économie du pays, gagner la guerre contre le terrorisme islamiste, rétablir la confiance entre l’État et les administrés écornée par des années de Zinelabidine Benali. Il avait même réussi à s’offrir une trêve que lui avait accordée le parti Ennahda en acceptant de siéger dans la troïka aux commandes du gouvernement. Mais cet état de grâce ne lui avait pas permis de gagner l’estime des Tunisiens qui restaient confrontés à une situation socio-économique difficile, à un terrorisme islamiste qui gagnait du terrain et à une crise de confiance politique. Marzouki s’était illustré au mois de mai 2019 en affirmant que le régime algérien avait soutenu la contre-révolution en Tunisie en 2014. Cette déclaration avait suscité une réaction de l’Algérie et des condamnations par de larges pans de la classe politique tunisienne. Au mois de décembre de l’année dernière, il était revenu à la charge pour s’attaquer à l’Algérie et défendre l’option marocaine dans le conflit du Sahara occidental. Cette attitude lui avait valu de nombreuses critiques des médias et de responsables tunisiens qui avaient rappelé les positions de l’Algérie qui s’est toujours mise aux côtés du peuple tunisien. Marzouki, qui s’est affranchi de l’obligation de réserve qu’impose son statut d’ancien chef de l’État, est revenu cracher son fiel sur notre pays en accusant l’Algérie d’immixtion dans les affaires internes de la Tunisie. À qui profite ses sorties qui dérangent des deux bords des frontières entre les deux pays? Intervenant dans une conjoncture politique spéciale pour les deux pays, cela laisse supposer que des officines se cachent derrière toute cette mise en scène. La Tunisie, dont l’économie est fortement impactée par la pandémie et qui fait face à un retour des troubles sur le plan social, a trouvé, en l’Algérie, un soutien qui lui permettra d’espérer  passer ce guet sans encombre. L’Algérie pour sa part, cernée par des zones de conflit,  et faisant face, elle aussi, à une situation économique difficile et se retrouvant la cible de plans et agendas étrangers qui veulent plonger le pays dans le chaos, n’a pas manqué de dénoncer ces attaques innommables, injustifiées et surtout gratuites.  La classe politique tunisienne n’a pas manqué de réagir en dénonçant des propos injustifiés qui n’engagent que leur auteur.

Tunis le remet à sa place
Le ministère tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a affirmé, mardi, son « profond étonnement face aux déclarations attentatoires à l’Algérie, pays frère », soulignant que de telles « attitudes irresponsables n’engagent que leurs auteurs, et nullement l’État tunisien. » Le président du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi avait affirmé, plus tôt dans la journée, qu’il ne tolèrera aucune atteinte à la relation stratégique liant les deux pays frères, la Tunisie et l’Algérie. « Notre relation avec l’Algérie est à l’avant-garde des relations internationales et régionales, étant une relation stratégique, et nous sommes reconnaissants vis-à-vis de nos frères algériens, État et peuple, pour avoir été aux côtés des Tunisiens dans les moments difficiles », a-t-il affirmé.
C’est dire que Marzouki est en train de donner l’impression d’être un individu qui propose, à dessein,  ses services aux officines, hostiles aux peuples, algérien et tunisien. Il se donne l’image d’une danseuse du ventre qui se déhanche pour tenter d’offrir ses grâces au plus offrant, dommage pour lui…
Slimane Ben

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