3e SOMMET RUSSIE-AFRIQUE : Paix, sécurité et développement 

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Les travaux du troisième Sommet Russie-Afrique et du Forum économique et humanitaire, qui s’étendent sur deux jours, ont débuté hier à Moscou, avec la participation du Premier ministre, Sifi Ghrieb, représentant le président Abdelmadjid Tebboune. 

Après la séance d’ouverture du Forum économique et humanitaire, le Premier ministre, accompagné des chefs des délégations participantes, a effectué une visite des pavillons de l’exposition « Plateforme du développement durable », qui met en avant des solutions russes de pointe dans les secteurs économiques clés, où il a pris connaissance des technologies de pointe les plus marquantes présentées par la Russie dans les domaines de l’énergie, de l’exploitation des ressources naturelles, de l’alimentation et des médicaments, ainsi que de l’infrastructure numérique et financière. La séance plénière du Forum, organisé sous le slogan « Ensemble, développons une coopération mutuellement bénéfique et le potentiel de tous les pays africains », a été co-présidée par le président russe, Vladimir Poutine, et le président burundais, Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avec la participation de 48 pays, dont 22 représentés au niveau des dirigeants, ainsi que des responsables d’instances et d’organisations régionales et d’hommes d’affaires russes et africains. Dans son allocution à l’ouverture de la séance plénière, le président Poutine a souligné que les relations commerciales et économiques entre la Russie et l’Afrique se développent malgré les pressions et les sanctions, notant que les entreprises russes opèrent avec succès sur le continent africain, et de nouvelles sociétés s’implantent sur le marché local. Les entreprises russes, a-t-il ajouté, ne se livrent ni au pillage ni à une exploitation coloniale en Afrique, mais contribuent au développement du continent. Il fait observer que l’émergence d’un monde multipolaire se heurte à la résistance de certains pays, habitués à raisonner selon les schémas du passé colonial et à s’enrichir aux dépens d’autrui. Il estime que les pays occidentaux tentent de replonger les nations africaines dans la servitude pour dettes. Le président Poutine a déploré que les séquelles de l’époque coloniale soient encore perceptibles en Afrique. Il a par ailleurs qualifié les guerres tarifaires et les sanctions illégitimes d’instruments du néocolonialisme moderne. Pour l’Algérie, la participation de à ce rendez-vous international s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat entre la Russie et les pays africains, et de l’élargissement des perspectives de coordination et de concertation sur les questions économiques et de développement d’intérêt commun. Les opportunités de coopération économique entre la Russie et les pays africains sont également examinées à travers des panels dédiés au commerce, à l’investissement, à l’industrie, au transfert de technologies, à la sécurité alimentaire, à l’énergie, à la numérisation, aux soins de santé, à l’éducation et à la recherche scientifique. La coopération dans le domaine de la sécurité hydrique bénéficie, elle aussi, d’un intérêt particulier, au même titre que l’examen des moyens de renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité alimentaire et énergétique et de la transition numérique. Selon le programme, le Sommet enregistre l’organisation du Forum des médias Russie-Afrique, avec la participation de responsables d’agences de presse et d’organisations médiatiques africaines, pour explorer les perspectives de coopération médiatique, lutter contre la désinformation et renforcer la présence des médias africains sur la scène internationale, tout en discutant des défis posés par la transition numérique au secteur de l’information. Le deuxième jour du Sommet, placé sous le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », est marqué par la tenue de deux séances plénières, qui seront couronnées par une Déclaration finale, une Déclaration sur la coopération en matière d’intelligence artificielle, le Plan d’action Russie-Afrique 2027-2029 et la signature de plusieurs accords économiques. 

M’hamed Rebah