31 AFFAIRES LIÉES À LA CULTURE DE DROGUES TRAITÉES EN 2018 : Le cannabis pousse dans nos jardins !

Encore un bilan qui confirme le danger de la drogue, émanant de tradition venant de notre voisin de l’Ouest, est bien là, mais sous une autre forme. «Plus de 32 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie l’année dernière, dont plus de 61% dans l’ouest du pays», selon un bilan rendu public hier, par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). Ce nouveau bilan dresse un chiffre révélateur, par lequel il a tenu à attirer l’attention sur l’expansion  des cultures locales de cannabis. Ainsi, en se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants (gendarmerie, police et douanes), l’ONLDT a précisé dans ce sens que « 31 affaires, liées à la culture de drogues, ont étaient traitées en 2018. » si le chiffre des affaires liées à la plantation de cannabis, ne semblent pas, à première vue, alarmant, il fait quand même allusion à ce que le nombre des personnes ayant réussi à faire fleurir les plantations de cannabis dans le Territoire national. Ce qui est nettement plus inquiétant et important en même temps. Dans ce sens, il faut dire que la découverte des plantations de cannabis, n’est pas une première dans le pays, puisque la même source avait pour rappel, fait état de «15 affaires traitées en 2017, en rapport avec la culture de cannabis.» S’agissant des détails de la quantité de résine de cannabis saisie durant l’année 2018, « celle-ci a enregistré une baisse de  30, 39% par rapport à la même période de l’année 2017 », rapporte la même source, soulignant que « malgré cette baisse, les quantités saisies restent encore élevées». L’ONDLT a tenu à indiquer, dans ce sens, que « la quantité de cannabis saisies est repartie à la baisse, en raison du renforcement du dispositif sécuritaire aux niveaux des frontières.» Un indice qui emmène à dire que les choses semblent avoir bien évolué depuis la fermeture des frontières algéro-marocaines par les services de sécurité. Et les vendeurs de la mort semblent regorger de nouvelles idées aussi périlleuses qu’insolites. Preuve en est, ils sont parvenus à trouver la parade pour faire produire «localement» du cannabis dans les jardins par le moyen de cultiver les graines et les plans de cette drogue. Du coup, le danger, ainsi refoulé par delà les frontières, commence à planer silencieusement sous nos yeux. D’où l’impératif de trouver une parade pour endiguer le phénomène avant qu’il prenne de l’ampleur.
Mohamed Amrouni